mardi 29 janvier 2013


Le traitement de la guerre au Mali par RFI.

Globalement, internautes et auditeurs sont plutôt favorables à l’intervention de soutien de l’armée française au Mali. Remerciements à la France et à son président, applaudissements aux militaires français engagés sur le terrain, félicitations à Radio France Internationale pour son traitement de l’information. Toutefois, cet appui marqué, et remarqué, n’est certainement pas un blanc-seing à la rédaction, et les journalistes de Rfi sont également interpellés sur l’approximation de certaines appellations et sur l’opportunité de diffuser certaines informations. Débat.
Beaucoup de réactions concernent l’utilisation du terme « islamiste » par les journalistes. Pour Seydou, qui dit « avoir passé toute sa (ma) carrière professionnelle en terre d’islam, il y a « les musulmans » dont une toute petite partie seulement, bien bruyante et éventuellement violente, peut être qualifiée d’islamiste ». Moustapha, à Dakar, souhaiterait que l’on dise « la guerre contre les barbares, ou les terroristes, et non la guerre contre les islamistes ». Amin ajoute : « la France a attaqué des terroristes, et non l’islam. Qu’Allah nous débarrasse de ces ignorants ». De fait, le journaliste qui présente les journaux ou celui qui effectue un reportage est régulièrement entraîné sur ce terrain glissant de l’abus de langage car les combattants eux-mêmes se nomment « islamistes ». Aqmi, MLNA, Ansar Dine, Mujao et maintenant MIA se définissent clairement comme des combattants de Dieu, et en particulier le Dieu de l’islam. Faut-il pour autant leur en faire crédit, dans la mesure où, comme le rappelle Seydou, ils ne sont qu’une petite minorité ? Et dans le cas contraire, quel terme employer : barbare ? Certes, certaines de leurs actions le sont, mais n’est-ce pas excessif et réducteur? Terroristes, résistant ? Cela dépend évidemment du camp dans lequel on se place. Reste le terme de « rebelle », issu du latin bellum (guerre), « qui est en révolte ouverte contre le gouvernement ou une autorité constituée » nous dit le dictionnaire Larousse. Un terme clair et explicite qui n’exempt pas les combattants concernés d’être parfois des terroristes (lorsqu’ils commettent des attentats ou des prises d’otage), ni n’agir avec barbarisme (lorsqu’ils torturent ou procèdent à des décapitations ou des démembrements). D’autres auditeurs internautes regrettent que leur radio préférée « fassent passer les messages des bandits armés du nord-Mali » dit sans ambages Ibrahima de Bamako qui ajoute pourtant qu’il accorde « une importance capitale à la liberté d’expression ». « Je ne veux pas que mon enfant sache ce que veut dire islamiste (on y revient) ou Aqmi. De grâce, ne leur faites pas de publicité ! » se plaint Fofana, de Kayes (Mali). Si RFI et les autres medias ne diffusaient pas leurs messages, ils seraient déstabilisés » ajoute Neville, de Kinshasa. « Le peuple du Mali écoute particulièrement RFI pour s’informer » dit encore ce leader anonyme d’un mouvement associatif, « mais nous avons des brûlures au cœur à chaque fois que vous prononcez le mot MLNA dans le journal ». Ce n’est pas l’avis de Thierry, de Côte d’Ivoire, qui dit « merci à RFI pour les informations précises et détaillées qu’elle donne à ses auditeurs ». Salem, de Moundou (Tchad) ajoute « on est bien informés sur ces sinistres personnes (les mouvements rebelles) et leurs lugubres activités de terrorisme, pour éviter de se laisser surprendre et pour que nos enfants soient bien éduqués contre ». La question qui est implicitement posée dans ce débat ouvert est : faut-il parler de ces mouvements et de cette guerre dont on voudrait qu’elle n’existât pas ? Assurément oui, car c’est la connaissance qui permet à chacun de se forger une opinion et le journaliste est tout autant fondé à décrire les mouvements rebelles que les forces loyalistes. Ne pas savoir peut être un temps confortable pour l’esprit, mais c’est justement sur cette ignorance des peuples que comptent les « rebelles » pour prospérer.

vendredi 25 janvier 2013


INTERNVENTION SENEGALAISE AU NORD MALI
Hollande, force la main à Macky

Le président sénégalais, Macky Sall après avoir annoncé qu’il n’enverra pas de soldats au Mali, s’est ravisé, quelques jours après l’intervention des troupes française au Mali. Raison.

Le président sénégalais Macky Sall

Le pays hôte du président déchu Amadou Toumani Touré, est revenu à d meilleurs sentiments. On se souvient de cette déclaration du président sénégalais Macky Sall annonçant, qu’il n’enverra pas de soldats aidé le Mali, dans sa lutte contre les terroristes et les islamistes.  Cette déclaration à surpris plus d’un. Pour qui connait les liens historiques et la proximité géographique de ces deux pays (jadis fédération du Mali). Macky était alors avec le président mauritanien, les seuls à prendre cette décision.
Rester de marbre et sourd, face aux nombreux appels « au secours » des autorités maliennes, Macky fit une volte face spectaculaire au lendemain de l’intervention de l’armée française au Mali (le 11 janvier 2013). Comme sortant d’un mauvais rêve, il s’aperçut soudain, que la crise malienne va au delà des frontières et que son pays risquait de perdre gros (si elle n’en perd pas déjà) si la guerre s’enlisait. Il se ravise et décide d’envoyé 500 « jambars » combattre aux côtés de l’armée malienne et les autres troupes contre les islamistes. Et c’est à son ministre des affaires étrangères Monkeur N’Diaye, qu’il est revenu d’expliqué  le bien fondé de cette décision aux élus du peuple le 16 janvier dernier. Selon lui «  Aider la Mali à recouvrer son intégrité territoriale en mettant hors d’état de nuire des groupes terroristes, c’est prévenir un danger qui guette à nos frontières. C’est défendre notre propre paix et notre sécurité, c’est protéger le Sénégal et sa population ». Il poursuit en ces termes « Si les forces terroristes prévalent au Mali, nos propres intérêts vitaux seront menacés. Et toutes ces valeurs auxquelles nous sommes individuellement et collectivement attachés seront en péril. » A t-il fait savoir aux députés.  Le président ignorait ces menaces ?
« Le feu couve à nos frontière », cette dernière phrase à fait tressaillir plus d’un député de son siège. Ce qui valu à cette décision présidentielle de recevoir « l’aval » des honorables députés, et passé comme une lettre à la poste.
Raison d’une volte-face
Le 11 janvier, l’opération cerval est lancée par la France pour arrêter l’avancée des islamistes vers le sud du Mali (Bamako). Les forces africaines, restées longtemps à trainer les pas, se bousculent désormais : pour aider le Mali ? ou avoir bonne presse du côté de Paris ?
Un des cas qui semble corroboré cette deuxième thèse, est celui du Sénégal, qui s'était ouvertement prononcé contre l'envoi de ses soldats au Mali. Au sortir de leur rencontre avec le ministre Monkeur N'Diaye, Aïda M’Bodj, député du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) de l’ex-chef d’Etat Abdoulaye Wade  dira que «  Le Sénégal s’est engagé après un coup de fil du président français ». Une « affirmation » qui semble être « confirmée » par Moustapha Niasse président de l’Assemblée Nationale et membre de la majorité présidentielle « J’ai reçu un coup de fil le samedi (12 janvier Ndlr) et le dimanche (13 janvier Ndlr) de la part du président de la république, Macky Sall, demandant une réunion de l’Assemblée Nationale. ». Ladite réunion s’est tenue le 16 janvier, soit exactement 04 jours après les premières frappes de l’armée française (le 12 janvier). Prise de conscience assez rapide, pour une nation qui se voulait neutre dans la crise malienne.
Une rapidité qui a fait dire à Aïda M’Bodj, qu’il y a  « un parfum de pression ».
« Merci, François Hollande pour l’opération cerval, merci pour la mobilisation des 500 jambars du pays de la téranga » jubile Moussa Koné étudiant malien à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar.
Mohamed DAGNOKO
Etudiant au CESTI de Dakar
reportage sur l'intégration des étudiants étrangers à l'Université Cheick Anta Diop de Dakar (UCAD) Radio

reportage sur la circulation

REPORTAGE SUR LA CIRCULATION AU ROND POINT SAM




vendredi 4 janvier 2013

PROTECTION DE LA BIODIVERSITE Sans elle pas de vie La Biodiversité selon Jean-Christophe Vié, directeur adjoint de l'Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN), est d'une importance capitale pour la survie même de l'espèce humaine. Cette conviction inébranlable lui fait dire " Imaginez la pêche sans poisson, l'exploitation forestière sans arbre, le tourisme sans récifs coralliens ni autres espèces sauvages, les cultures sans pollinisateurs" il poursuit en disant "Imaginez les dommages pour nos économies et nos sociétés si tout cela était perdu. Tous les anomaux et les plantes qui constituent la trame extraordinaire de la vie sur la planète ont un rôle spécifique et assurent des biens essentiels: nourriture, médicaments, oxygène, eau salubre, pollinisation des cultures, stockage du carbone et fertilisation des sols. L'économie dépend complètement de la diversité des espèces" Il termine en disant "Nous ne pouvons littéralement pas nous permettre de les perdre." Cette thèse de Jean Christophe Vié est confortée par les recherche scientifiques menées par une équipe d'économiste sous la houlette de Robert Costanza qui affirme que "33.000 milliards de dollar sont les services rendus par an à l'humanité par les écosystèmes de la planète" Ce calcul démontre selon eux "que la valeur du capital naturel est supérieur au produit intérieur brut annuel de l'ordre de 18.000 milliard de dollards par an."
8 minutes pour comprendre la biodiversité par fondationnaturehomme Cette vidéo de Nicolas Hulot dénommée "08 minutes pour comprendre la biodiversité, fini de nous prouver que sans l'ensemble des espèces de la biodiversité, POINT DE VIE. Mohamed DAGNOKO