dimanche 17 mai 2015

Le premier point : le dialogue
Sous-secrétaire général, ce dialogue a toujours été notre dédicace. Au Mali nous n’avons jamais fait les choses autrement ; nous nous sommes toujours parlé entre frères maliens et nous allons continuer de le faire.

Le cessez-le-feu, bien sûr que nous y sommes acquis.
Avons-nous jamais  violé un cessez-le-feu, avons-nous jamais violé la cessation des hostilités ?

Monsieur Ladsous je l’ai dit au secrétaire général des Nations unies, il serait convenable, il serait saignant que les Nations unies fassent preuve de justice et d’équité à cet égard là.
Chaque fois qu’il y a eu violation de cessez-le-feu, violation de la cessation des hostilités, nous l’avons acté, nous avons signalé.
Rarement, nous avons été entendus.
On nous a toujours dit :oui « les parties » ! « Les parties » ? Un peu de respect pour notre peuple.
Le Mali est un peuple de dignité avéré au long des siècles. Un peuple qui,dans la communauté internationale, n’a jamais manqué à ses engagements internationaux, et il continue de le faire aujourd’hui et pourvu qu’en retour il soit l’objet d’un minium de respect.

Le troisième point : il faut que l’accord reste ouvert aux signatures de ceux qui n’ont pas encore connu l’intérêt.
Bien sûr ! Nous y sommes favorables ; pourvu que ce ne soit une prise en otage du Mali et de la paix au Mali. Je suis très clair là-dessus.

Enfin, il n’est pas aussi clair que vous, quand vous avez dit, il n’est pas question que l’on profite de l’accord pour attaquer ceux qui n’ont pas paraphé ou signé aujourd’hui.
Nous ne sommes pas desguets.
Nous sommes, Monsieur Ladsous, gens de bonne compagnie. Nous sommes un pays de vieille civilisation.
Jamais, depuis qu’elle a été cantonnée, l’armée malienne n’a manqué à ses engagements.
Cantonnée en la ville de Kidal, il a fallu que je le dise à la CEDEAO pour que nos frères comprennent quelle était la situation surréaliste que notre armée vivait à Kidal.
Le Mali a accepté beaucoup.
Le peuple malien est à saluer.
Mais que nul ne se trompe sur la qualité de sa dignité, de son sens de la dignité et de sa compréhension de la chose internationale.

Nous avons donc dit à Monsieur le secrétaire général des Nations unies que nous restons évidemment ouverts à nos frères et qu’il nous tardait qu’ils comprennent l’urgence à être de la partie, à signer l’accord de paix. Que nous avons eu mal à notre être malien quand la rentrée scolaire survenue dans tout le Mali, les jeunes maliens sont allés à l’école sauf ceux de Kidal. J’ai pleuré dans mon cœur.
Parce que ce n’est pas une histoire de « cas malien » pour moi, c’est une histoire de vie malienne pour moi. Je vis ça dans ma chair, dans mon être le plus profond. Je ne joue pas avec ça. Ce n’est pas un cas académique, c’est un vécu, un vécu humain, très fort.

Je dis donc qu’il est temps que les malices cessent et que ceux qui ont en charge de missions d’aider à parvenir à la paix fassent en sorte que les choses soient transparentes, qu’ils soient d’égale partage ; et que nul ne se méprenne, et puisse prendre une telle souplesse dans l’engagement, telle ouverture pour une faiblesse ou un encouragement à persister dans l’erreur. Ce ne serait pas rendre service à la paix mondiale.

Que je sache les Nations unies nées à la suite de la Seconde Guerre mondiale ont pour vocation à assurer la paix mondiale pour les temps à venir et l’organe en charge de le faire est le conseil de sécurité, qui opine sur rapports, pourvu que ses rapports soient des rapports équilibrés, justes, sincères, et qui disent la réalité.
Le Mali a souffert de cela. Le Mali a souffert de cela. Je le dis très clairement du haut de cette tribune, en ce jour solennel.

Nous sommes un pays de paix. Nous sommes un pays encore une fois sans complexe aucun. Je dis dans ce monde des hommes, quant certains n’étaient pas, nous étions.
Ce vieux pays d’humanisme sahélien qui a fleuri sur les bords du Niger, nous sommes très fiers, très, très fiers. Tombouctou, Djénné la belle, Gao, centres de culture d’excellence mondiale ! On venait de partout pour s’instruire à Tombouctou.
Ces barbares d’un autre âge que je ne saurais nommer tant la qualité d’homme ne me semble pas leur convenir ont cru devoir tuer l’âme de Tombouctou. Ah les pauvres ! Tombouctou est immortelle, Tombouctou est éternelle !
C’est tout l’honneur de la communauté internationale d’avoir compris en quel péril courrait Tombouctou pour avoir diligenter des missions idoines de reconstruction des mausolées de Tombouctou, mémoires de ce peuple, mémoire de ce pays.
Donc, nous tous dédiés à la paix.

Le quatrième point, en raison de non-signature par l’ensemble des acteurs, penser à une mise en œuvre flexible de l’accord. Qu’est-ce à dire ?
L’accord paraphé en Alger, ce jour, il a été dit, entendu, convenu que cela  mettait un terme à la négociation.
Nous avons paraphé le 1er mars. Nous sommes presque trois mois après.
Avant le paraphe il avait été dit avec gravité, avec solennité que tout celui-là, toute celle-là  qui s’aviserait de ne pas parapher l’accord qu’il en cuirait.
Nous n’avons rien demandé, nous n’avons rien vu venir non plus. Que de patience ! Mais nous ne perdons pas patience cent fois. Mais il faut que le monde sache le réel de la situation a prévalu au Mali et qui si nous ne prenions garde va continuer de prévaloir.

Je le dis, il ne s’agit d’un problème d’homme, IBK est un homme de passage. Mais aucun Malien digne de ce nom ne bradera le Mali, jamais ; ne bradera jamais le Mali.
Nous avons tout tenté. Nos hommes de foi et notre société civile, dont nous sommes fiers,ont pris leur bâton de pèlerin, leur initiative pour parcourir le monde, pour aller dire à nos amis en Europe, dont certains avaient été trompés :oui il y a beaucoup précautions à prendre parce que si jamais l’armée malienne avait quelques moyens elle va se livrer à des massacres, qui m’a toujours révolté. Nous ne sommes pas des sauvages, nous ne sommes pas des barbares.

Nous avons toujours vécu en symbiose dans ce pays, depuis le fond des âges à aujourd’hui, sans nous entre-tuer. Il n’est aucune famille en zone nomade qui n’est sa correspondante en zone fluviale. Le partage entre les produits du pastoralisme et les produits de l’agriculture sont une tradition chez nous ; l’hospitalité, l’accueil sont des choses frappées dans les marbres de Sélinkégni. Tel est le Mali.


jeudi 14 mai 2015

SIGNATURE ET PARAPHE DE L’ACCORD PAR LES DEUX PARTIESL
La paix est de retour !
Il est fort probable que la Coordination des Mouvement de l’Azawad  (CMA) ne soit pas aujourd’hui à la signature, ou du moins en totalité. Mais du moment où, elle a paraphé hier l’accord à Alger, le débat est clos.
 C’est aujourd’hui qu’aura lieu dans la soirée, la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les séparatistes de la CMA. Mais l’absence d’une des partie, en l’occurrence la CMA est presqu’une évidence, au vu des dernières évolutions sur le terrain et les déclarations qui ont accompagné. A cette cérémonie, seront présents aux dires des plus autorités  plusieurs chefs d’Etats et de gouvernement, des représentants d’organisations internationales, des leaders politiques, religieux etc. En tout cas, les bouchées sont doubles pour réussir la cérémonie d’aujourd’hui, qui, au lieu du palais des sports comme prévu, aura finalement lieu au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Le quel centre est depuis mercredi dernier quadrillé par un imposant dispositif sécuritaire, afin de veiller au bon déroulement de la signature, avant pendant et après. Dispositif justifié, car le moindre incidents en ces lieux et devant les caméras du monde entier aura un retentissement médiatique sans précédent, qui discréditera le régime.
Dans notre dernière parution, nous faisions remarquer que la signature de l’accord, par le gouvernement seul, serait un signe d’échec de la médiation, qui après huit mois et  cinq rounds et avec les nombreux compromis du gouvernement n’ont pu amener la CMA à signer ce 15 Mai. Nous maintenons. Mais une évolution tout de même. La Coordination a paraphé l’accord de paix hier à Alger. Ce qui voudrait dire qu’elle est d’accord avec son contenu. La conséquence, c’est que toutes les attaques et autres provocations sur le terrain de leur part doit cesser à compter de leur seing. Ainsi leurs recommandations remises à la médiation le 17 Mars à Kidal ne tiennent plus. Plus question de réouverture des négociations comme préconisée par eux et certains…..partenaires du Mali. Certes, le paraphe hier, soit à 24 heures de la signature est pure stratégie, car leur donnera plus de temps pour envisager la signature. Ce qui ne dérange nullement le Boss de la Minusma, Mongi Hamdi qui, à sa sortie d’audience avec le président de la République a dit « On est tous d’accord que l’Accord devra être signé le 15 mai. C’était la décision de la communauté internationale, mais nous avons dit aussi que nous devons laisser la porte ouverte pour tous ceux qui voudront signer par la suite ».

Que la CMA signe demain ou dans plusieurs mois, l’accord que nous signons aujourd’hui, peu importe. Le fait d’avoir paraphé l’accord hier, l’engage à mettre un terme aux hostilités et à s’engager dans la voix de la paix. Sans quoi, les FAMAS aider par la forces Barkhane et la Minusma se verront dans la l’obligation de les combattre jusqu’au dernier car étant « des ennemis de la paix. »
HYDROCARBURE
SHELL bannit le gasoil

C’est fini. Vous ne trouverez plus de carburant gasoil dans les stations services de shell. Il est depuis mercredi dernier remplacé par « shell diesel extra ».
Le directeur de Vivo energy donc de Shell au Mali, Madou Sow a annoncé le mercredi dernier  l’hôtel Radisson blu, que le gasoil, ne sera plus commercialisé dans les stations Shell. Il est désormais remplacé par  « shell diesel extra. » ce nouveau produit sur le marché malien à fait selon lui, l’objet de longue expérimentation avant d’être commercialisé. Ce carburant serait selon lui de meilleure qualité que le gasoil. Ce nouveau produit conviendrait à tous les véhicules diésel, il aurait des pouvoir détergent permettant de maintenir votre moteur propre, il protégerait contre la corrosion, donc plus de rouille ; son absence de mousse permettra au gros porteur de faire le plein en un temps record à rassuré Madou Sow. Mieux, il serait économique pour les poids lourds, même avec des moteurs datant de l’antiquité.  C’est à coup de grandes démonstrations techniques, qu’ils ont tenté de convaincre l’assistance, des effets positifs de leur nouveau produit.
Commercialisé selon Madou Sow au Sénégal depuis 2007, ceux-ci,  selon lui ne rencontreraient pas de problèmes majeurs avec ce liquide haut de gamme. Véhicules, groupes électrogènes, peuvent l’utiliser.  Madou Sow a donné l’assurance que le nouveau produit bien que meilleure que le gasoil, se vendra aux prix fixés par l’Office National du Pétrole (ONAP).
Quand à sa disponibilité dans d’autres stations outre celles de shell ; il n’en ait pas question.

Le brevet de « shell diesel extra » ne sera vendu à personne.  Sa composition sera protégée comme l’est celle de coca-cola a dit Madou Sow. Mais pour qui connait les nombreuses spéculations fondées ou infondées qui incriminent la composition de la célèbre marque coca-cola, il est étonnant le lien que Madou Sow établit entre coca-cola et son « shell diesel extra » supposé être sans reproche. A moins que…
Le SADI en rupture de banc ?



Jusqu’à preuve du contraire, le parti SADI du tonitruant député Oumar Mariko demeure membre de la majorité présidentielle, comme voulu par ses responsables. On comprend donc difficilement, qu’au moment où l’ensemble des partis de la majorité présents dans la commune décident de soutenir l’unique candidature du RPM, que le SADI se désolidarise en présentant son candidat.

Surtout, que ce refus des autres n’est pas lié à un manque de cadres éligibles.  La preuve, L’ADEMA, arrivé deuxième après la liste RPM-ADP- Maliba n’a pas présenté de candidat.  Ce soutien, selon un cadre du RPM se justifie par un soutien plutôt moral « Vu que Oumou Simbo était de notre parti, et qu’elle est décédée avant la fin de son mandat, les partis alliés ont jugé bon que ce soit le RPM qui se charge de trouver son remplaçant. ». Mais,  à voir les choses sur le terrain, Oumar Mariko et ses hommes ne font pas dans ce sentimentalisme là. C’est une façon pour le SADI de se démarquer de la majorité. Les récentes déclarations du Mouvement Populaire du 22 Mars (MP22) frange importante du parti, qualifiant le régime d’IBK du plus mauvais que le Mali indépendant ait connu, n’a pas manqué de diriger les regards vers  le SADI. Mais rien. Alors, le SADI est-il toujours de la majorité ? Si oui, pourquoi s’être désolidarisé ? Si non, Oumar Mariko qui a habitué les maliens à ses diatribes, doit avoir la force de ses opinions et expliquer clairement, s’il rejoint l’opposition (sa nature première) ou s’il est désormais centriste.
LEGISLATIVE PARTIELLE EN COMMUNE V
Ça débute timidement


La campagne pour la succession de feue l’honorable Oumou Simbo Keïta du RPM est ouvert depuis le 10 Mai dernier. Passées les cérémonies de présentations de quelques candidats, c’est le calme avant la ….tempête.
Les rues et les grandes voies de la commune V du district sont depuis le 10 Mai dernier envahies comme à chaque élection par les affiches des candidats. Inutile de rappeler le caractère anarchique de leur  affichage. Les façades  des bâtiments, les gardes fous au milieu des goudrons, les feux de signalisation, les véhicules, tout est mis à profit pour « vendre » l’image de  son candidat. Candidate du parti au pouvoir, c’est les photos de l’ex ministre de l’éducation Togola  Jacqueline Nana Marie, qui pour l’instant ravissent la vedette à celles de Boubou Diallo de l’URD et du jeune Djaff Djigué.  Cette bataille des affiches, n’est cependant pas suivie d’actions de campagne de grandes envergures sur le terrain. Il est 12 heures passé de quelques 30 minutes en ce mercredi 13 Mai, quand nous franchissons l’entrée du  siège la section V du Rassemblement pour le Mali (RPM).  Pas d’ambiance de campagne dans la cour. Deux jeunes au tour de la théière taillent bavette et s’occupent  à faire gronder les hauts parleurs installés à l’entrée du siège. Siège duquel le parti avait été récemment viré pour cumule d’arriérés. Faut croire qu’il a montré patte blanche pour reprendre ses quartiers. A l’intérieur, Amadou Ouattara directeur de campagne entouré d’un groupe restreint s’affairent. « Il n’y a pas eu grands choses après la présentation de la candidate. Mais aujourd’hui (Ndlr : Mercredi) on s’apprête à  commencer notre série de visite aux notabilités des 09 sous sections de la commune. » Si ce n’est qu’un début, il promet des actions d’envergure dans les jours à venir.
Autre lieu, même scène, même ambiance. Situé en commune V, le siège national du parti de la poignée de main, ne semble pas plus motivé que le RPM. Sur place, un bref échange avec le permanent et nous sommes orientés vers le siège de la section V, qui se trouve à quelques encablures.  Peint au couleur du parti (vert-blanc) les  photos de leur président Soumaïla Cissé recouvrent le portail. En franchissant la porte, on s’attend à voir des militants en palabre, entrain de peaufiner les stratégies pour battre l’adversaire au soir du 31 Mai. La porte aussitôt franchie, qu’on se demande si on ne s’est pas trompé malgré les attributs du parti qui ornent le bâtiment.  Personne en vue. Cour insalubre. Il a fallu attendre quelques minutes pour voir sortir de l’arrière cour, celui qui s’est présenté comme étant le gardien des lieux. Pourquoi, le siège est-il  vide après l’ouverture de la campagne ? « Bon ils sont généralement là les petits soirs. ». Ce calme serait la suite logique de la présentation du candidat qui a été très mouvementée par les piques de Soumaïla Cissé à l’endroit de la candidate du RPM et du président de la République. Des coups, Soumi en a donné ce jour.  Maître en récupération, surtout politique,  Soumïla Cissé se demande ce que peut bien apporter à la commune une candidate qui lorsqu’elle était ministre a fait passé les examens du Diplôme d’Etudes Fondamental (DEF) et  du BAC aux élèves  sous la lumière  des lampes et des bougies ? Pour cela il propose l’alternative, qu’est Boubou Diallo le porte étendard de sa formation.  «  Un régime qui avoue son impuissance face à la perte de 153 milliards par le fait de vol » ne mérite pas selon Soumi que les populations jettent leur dévolu sur ses cadres.
En attendant les réponses qui vont certainement fusées de la part du RPM et de ses alliés de la majorité qui ont ….tous décidés de soutenir sa candidate, les états major des autres   candidats en course ne font pas mieux.


mercredi 29 avril 2015

NAUFRAGE DE 800 CLANSDESTIN
Le nombre de Maliens passerait de 76 à 156

Dans son édition matinale, radio France international nous apprend que ce sont 156 maliens qui sont morts lors des naufrages de la semaine dernière qui ont fait 800 morts. Cette information intervient après la sortie télévisée du ministre des Maliens de l’extérieur établissant à 76 le nombre de Maliens qui y ont péri. Mais bien avant la presse nationale avait annoncée qu’ils étaient 46.
Ça commence à faire trop. Pour déterminer le nombre réel de Maliens ayant perdu la vie lors des naufrages de la semaine dernière au large de la méditerrané, on se perd en conjecture.  Au lendemain des naufrages, c’est pour l’une des rares fois que la presse nationale se signale en donnant en guise de « scoop » les premiers chiffres de maliens qui y ont perdu la vie. Ils étaient 46. Mais le week-end dernier, le ministre des Maliens de l’extérieur Abdramane Sylla a annoncé sur les antennes de l’ORTM qu’ils étaient 76 au lieu de 46 comme annoncé par la presse. Ses sources d’informations, sont selon lui, les 24 rescapés maliens repêchés par les gardes côtes italiennes.
On vient d’apprendre hier matin par RFI, que ce sont 156 maliens et non 76 qui gisent désormais au fond des eaux meurtrières de la méditerranée.
Combien sont-ils réellement ?
C’est vrai, il est difficile de connaitre le nombre exact de passagers qui ne s’enregistrent pas au départ. Même le chiffre de 800 pour l’ensemble des morts, ne saurait être exact. Ces chiffres ont surtout pour objectif de donner un aperçu de l’ampleur du drame, un peu comme les 3000, 5000 puis 10 000 morts qui sont annoncés au Népal après son séisme.
Alors, vouloir donné le nombre exact des immigrants morts et ce, par pays, c’est tout simplement utopique. Et puis, après tout « les chiffres sont ces petit bonhomme à qui on peut faire dire tout ce qu’on veut. » à condition qu’ils servent nos intérêts.
Prions pour nos morts
Les 46, 76 ou même 156 maliens morts, en partant espérait améliorer leurs conditions de vie et de leurs familles. L’immigration est un choix, mais celle clandestine demeure une contrainte pour ces candidats, tant ils fuient la pauvreté, la précarité et les conditions difficiles de vie. Selon le ministre Abdramane Sylla l’ensemble de « ses » 76 naufragés sont de la région de Kayes plus précisément du cercle de Diéma. Cette région de Kayes avec ses 1 400 000 habitants, reste la plus frappée par le phénomène. Cependant, plus de la moitié des infrastructures socio de bases de la région sont sur financement intégral des immigrés. Le week-end dernier le village de Koméoulou dans le cercle de Yélimané région de Kayes s’est vu doter d’un centre de santé communautaire d’une valeur de 105 millions de Fcfa entièrement financé par ces enfants immigrés. Le reporter du journal l’indépendant nous apprend que, ce centre vient à la suite de l’adduction réalisée en 1996, la construction de salles de classes, d’une mosquée, le tout se chiffrant à plus de 661 millions de Fcfa selon Kaïda Tandia.
C’est dire que leur mort, méritait une action de la part de notre gouvernement. Mais hélas, ils ne sont pas claude verlon. Sans noms et sans visages pou le commun des Maliens, il n’y eut pas de journée de deuil nationale ni de drapeau en berne pour leur  rendre un dernier hommage.
Empêchés de battre le pavée pour s’indigner, comme en appelle l’ex premier ministre Moussa Mara, les religieux sous la diligence du grand l’Imam Koké Kallé ont organisé une séance de prière à la grande mosquée pour le repose de leurs âmes. Que les profondeurs de la méditerranée vous soient douces. Amen.


dimanche 26 avril 2015

ça n'engage que moi

SI LA CMA NE PARAPHE PAS LE 15 MAI
Tout ça n’aurait servi à rien



Agacée par le faux-fuyant et le dilatoire des membres de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), la médiation avec à sa tête l’Algérie à fixer la date de signature de l’accord de paix d’Alger au 15 Mai prochain. La CMA, on se souvient n’a pas paraphé le 01 Mars l’accord et a fait un volte face pas plus tard que le 15 Avril dernier, car dit-elle ses préoccupations que sont entre autres : la reconnaissance de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique, la création d’une assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou et Kidal. Une dernière exigence qui n’a aucun sens, car pour justifier son refus de parapher l’accord le 01 Mars, la CMA avait demandé de consulter d’abord sa « base », et n’a consulté que Kidal. Alors pourquoi prendrons au sérieux un groupuscule sans aucune légitimité et qui du reste, agace ceux au nom desquels ils prétendent se battre. (Ci contre la réaction du Collectif des Ressortissants du Nord).
Mais, le souci majeur aujourd’hui, et qui doit couper le sommeil aux Maliens à commencer par leurs dirigeants, c’es vaudrait un accord signé sans la CMA ? Le ministre de la solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du Nord Hamadoun Konaté pense qu’ils seront « considérés comme des ennemis de la paix.. ». Certes, mais cela ne suffit pas. Car si nous sommes aujourd’hui à plus de 08 mois d’intenses négociations, à 5 round de pourparlers inter-maliens, avec une foultitudes de médiateurs, c’est pour uniquement amener la CMA à cesser les hostilités et à oublier sa volonté d’indépendance des régions Nord. Alors, ne pas parvenir à faire signer l’accord par la CMA le 15 Mai prochain à Bamako, ce serait tout simplement un échec de la part des autorités maliennes, de l’Algérie et de la communauté internationale. Un échec qui sera lourd de conséquences. Car au demeurant, aucune mise en œuvre du contenu de l’accord ne sera envisageable sans retour de la paix. Hors, signé l’accord sans la CMA ce serait accentué la violence et les attaques dans les régions du Nord et ailleurs, prolongé l’exil des déplacés, perdurer les martyrs des femmes et des enfants dans cette partie du pays. Toutes choses auxquelles l’accord est censé mettre un terme.Et, quand on connait la capacité imitée de nos forces de l’ordre sur le terrain, et le laxisme coupable dont font montre la MINUSMA, autant dire qu’un échec le 15 Mai est inacceptable