jeudi 19 juin 2014

Difficile accord entre l'Etat Malien et le MNLA: Voici les raisons.

1963-1991-2006. Voici des années qui ont marqué la vie de la nation malienne. En effet, durant ces années le Nord Mali a été en proie à de sanglantes rébellions.
Objectifs : Accorder l’indépendance à l’Azawad. Une zone qui s’étendrait selon les rebelles Touaregs de Kidal à Gao en passant par Tombouctou.
Mais à chaque fois, les coups de fusils et les morts ont été succédés par des accords allant dans le sens de la paix et de l’indivisibilité du Mali.
 Les accords de Tamanrasset en 90 ; le pacte national en 92 et la flamme de la paix en 2006 sont là pour l’attester.
Cependant, la dernière rébellion en date, qui a éclatée en janvier 2012 n’a jusque là pas connu le happy end des précédentes et cela pour diverses raisons.
Tout d’abord, il faut savoir qu’elle est assez particulière et se différencie des autres par de nouvelles approches et de jeux troubles qui font qu’aujourd’hui même les premiers acteurs de cette rébellion que sont les membres du Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA) n’ont pas l’ensemble des cartes en main.
 Spécificique, cette rébellion, utilise de nouvelles formes de violences, utilise internet comme outil de propagande, fait de la prise d’otages étrangers. Si ces pratiques ont toujours été étrangères aux différentes rébellions malienne, il faut dire ce sont des faits coutumiers de Alquïda au Maghreb Islamique (AQmi).
Le corps des 82 militaires maliens ligotés, égorgés et exhibés sur le net le 25 janvier 2012 porte la marque d’une pratique propre aux djihadistes d’aqmi.
Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats Unis ; celles du 11 Mars 2004 à Madrid, celles du 11 Mars 2007 à Casablanca et du 11 décembre 2007 à Alger vont se transportés au Nord Mali en cette année 2012.
Dès lors, il n’y a plus de doute, le MNLA s’est allié avec aqmi pour combattre l’armée malienne. Face à cette horde d’islamistes et des membres du MNLA, l’armée tombe et avec elle les trois régions du Nord.
Avec la chute de ces trois régions, le MNLA venait d’atteindre ses objectifs, celle de fonder la république de l’azawad. Ce dont elle avait besoin en ce moment c’était des pourparlers avec les autorités maliennes, afin de trouver un accord.

Mais c’était sans compter avec l’agenda de ses alliés d’aqmi et de ansardine qui disaient vouloir islamiser tout le Mali tout entier. De la divergence des objectifs nait des confrontations internes qui n’épargneront pas les civils.
Gao est aux mains de Ansardine, Tombouctou sous la coupole d’Aqmi et kidal dirigée par le MNLA. Ne pouvant discuter avec les islamistes, et le MNLA étant mis en minorité les autorités malienne n’avaient plus d’interlocuteur pour trouver un quelconque accord.
Face à cette situation, les amputations, les flagellations, les viols et autres formes de violences étaient monnaies courantes au Nord.
Ces pratiques qui comme nous le disions trouvent une explication dans la connexion entre le MNLA et Aqmi n’est malheureusement pas la seule explication.
En effet, les nouveaux tenants du maquis qui pour la plus part son rentrés après la chute du régime de Kadhafi ont servi dans son armée. Autant dire que ce ne sont pas des enfants de cœur. Pis, bon nombre de ces rebelles ne sont autres que les enfants des précurseurs de la rébellion. Lesquels précurseurs ont subit la répression aveugle et sanguinaire des régimes de Modibo Keïta et du dictateur Moussa Traoré. Dès lors ça sent la vengeance.
Ce qui pourrait bien expliquer la connexion avec l’ex Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) devenu Alquïda au Maghreb Islamique le 24 janvier 2007 sou la commande de Droukdal alias Abou Moussab Abdal Waloud.
Et, Alquaïda dans sa quête d’expansion n’a pas hésité trouvant au nord Mali une zone propice à la détention d’otages et aux trafiques transfrontaliers.
Aqmi est désormais au Mali. Comme en Afghanistan ; en Irak ; en Algérie où ils sont depuis des décennies, autant dire que le Mali n’est pas encore sorti de l’auberge.
La preuve, malgré  l’opération Serval lancée le 11 janvier 2013 par la France qui avait permit de chasser ces islamistes, ils sont intervenus aux côtés des rebelles le 21 mai dernier pour reprendre la ville de Kidal faisant une cinquantaines de soldats tués et d’autres faits prisonniers.
Aujourd’hui on s’accorde à dire que  l’Etat malien et le MNLA pourront sur la base des accords de Ouaga trouvé une solution très prochaine à la crise du nord.

Admettons et espérons que cela soit, mais la présence d’aqmi est et reste une équation à plusieurs inconnues.
Brésil 2014 : Entrée ratée des Africains et des perspectives incertaines.


La 20 ème édition de la coupe du monde a débuté au Brésil le 12 Juin dernier.
Au pays du ballon rond et du roi Pélé, la continent Africain à 5 représentants. Ce sont: la Côté d’Ivoire, le Nigéria, la Ghana, le Cameroun et l’Algérie.
Si leur présence à cette grande messe du football signifie qu’elles sont les meilleures formations du continent, le moins qu’on puisse  dire c’est qu’elles ont raté leur  entrée  dans cette compétition.

Hormis, la côte d’Ivoire qui a disposé des Samouraïs bleus du Japon sur le score de 2 buts à 1, la prestation des autres équipes africaines laisse à désirer. En effet, le Cameroun s’est incliné devant une équipe Mexicaine  prenable. Logée dans la poule A en compagnie du pays hôte le Brésil et de la Croatie, autant dire que la suite de la compétition s’annonce difficile pour les lions indomptables.

Les super eagle du Nigéria champion d’Afrique bute sur une équipe Iranienne pourtant présentée comme la plus faible du groupe F. Après cette entrée manquée, le Nigéria compromet sérieusement ses chances de passer le premier tour, car ses prochains adversaires sont la Jeune Bosnie amenée par son avant centre de Manchester city Erdin Dzéko. Une équipe qui à donner du fil à retordre aux argentins. Elle finira par croiser le fer avec les argentins de Léo Messi, Kun Aguéro et d’Angel Di Maria, face à laquelle l’on ne vend pas chère la peau des super eagle.

L’autre formation à avoir rater son début, sont les black star du Ghana, battus par  une équipe américaine moyenne, qu’elle a dominé lors des deux dernières éditions de la coupe du monde.  Surpris dès le début du match, le Ghana a,  à ce stade de la compétition encaissé le but le plus rapide marqué dès la première minute.
Les fennecs d’Algérie n’ont pas fait mieux que les autres. Ils ont été battus par les diables rouges de la Belgique.
Come un boulet, l’Afrique peine à se défaire de son statut de outsider lors des différentes phases finales de coupe du monde.
La preuve, on a commencé à prendre la porte. Précédemment battu par le Mexique, le Cameroun sans son goleador Samuel Eto’o forfait a subit une déculottée à lui infligée par la Croatie de Mandzukiç et de Modriç.

Première nation Africaine a être éliminée espérons que la Côte d’ivoire qui affronte ce soir la Colombie sera la première équipe Africaine à passer au second tour en s’imposant. Ce sera déjà un pas de pachyderme qui on espère sera suivi par le Ghana, le Nigéria et l’Algérie.

jeudi 5 juin 2014

Ça va chauffer

Chose promise, chose faite. En effet, les députés de l’Alliance pour la Solidarité au Mali (ASMA-CFP) de l’ex ministre de la défense et des anciens combattants Soumeylou Boubèye Maïga  ont  saisi le lundi dernier le bureau de l’assemblée Nationale, pour la création d’une commission d’enquête parlementaire à propos des évènements du 21 Mai dernier survenus à Kidal.
On se souvient qu’au lendemain de sa…démission, Soumeylou avait  promis de faire la lumière et toute la lumière sur les circonstances qui ont entrainer la perte de notre armée face au MNLA et à ses acolytes.
S’estimant être l’agneau sacrificiel d’une situation dont il n’est pas le principal ou le seul acteur, il a décidé de couler avec tous ceux, mêlés de près ou de loin à cette affaire.
Car dit-il « personne ne tirera un quelconque bénéfice politique de cette situation ». Les missiles sont lancés et la cible connue.
Cette initiative des députés ASMA serait soutenue par ceux du Rpm. Si cette  information s’avère vraie, cela pourrait être interprétée comme une purge du Rpm contre un premier ministre qui aurait des ambitions politiques démesurées à leur goût.
Une chose est claire, c’est  que si cette commission est mise en place et se voit fournir les SMS et appels entre des responsables et la hiérarchie militaire lors de la débâcle de Kidal, promis par Soumeylou, il y aura séisme au sommet de l’Etat.


jeudi 29 mai 2014


Festival africain de Cordoue : Un tremplin pour les réalisateurs du contient.
Un cinéma qui n’est pas diffusé, n’existe pas. Le cinéma Africain demeure peu consommé outre atlantique. C’est pour donner à voir et à apprécier le travail que font les nombreux réalisateurs africains et lutter contre les stéréotypes sur l’Afrique, qu’est née le festival africain de Cordoue. En 10 ans d’existence, le festival a permit le sous titrage de quelques 800 films africains.
Selon Mane Ciseros initiatrice dudit festival, hormis le festival  les films africains sont loués à des structures.  « Cette location en plus de rapporter de l’argent aux réalisateurs leur donne de la visibilité », mieux «  leurs films, contribuent à donner une autre vision de l’Afrique aux Européens et plus particulièrement aux espagnols que celle stéréotypée faite de guerre et de misère que véhicule les médias occidentaux » à souligné Mane Ciseros.
A travers ce festival, l’Afrique est désormais mieux connu des espagnols que l’Espagne des africains se réjouit Mane Ciseros.
Outre les 500 millions d’Européens visés par le festival, il met un accent particulier sur les plus de 200 millions d’afro-descendants et hispanophone de l’Amérique latine.
« Outre le fait pour cette communauté de découvrir leur continent d’origine, c’est un important marché en perspective pour le cinéma africain » croit Mane Ciseros.
Même si le festival africain de Cordoue draine et intéresse de plus en plus de monde, 13 000 participants à l’édition dernière, il compte sur l’accompagnement et le soutient des instituts cinématographiques du continent.
Toujours ambitieux, le festival projette à partir de l’année prochaine de faire un festival itinérant qui va sillonner la Bolivie ; le Pérou, l’Equateur et la Colombie.

 10 ans aujourd’hui, le festival ne s’est pas toujours tenu dans cette ville de Cordoue. C’est la ville de Tarifa, une ville espagnole considérée comme la proche des côtés africaine (14 Km du Maroc) qu’il a vu le jour. Mais du fait du succès  et donc du nombre du nombre de participant de plus en plus grandissant à cet festival, il a du se transporter à Cordoue. 
DIALEMI : Au delà de l’amour charnel

Dialemi, de la réalisatrice Nadine Otsobogo fait parti de ces films qui entrainent le spectateurs dans la réalité de ses acteurs.  Le choix des plans et du cadre de vie de l’acteur principal nous plonge dans l’univers mélancolique et solitaire de ce personnage qui s’accroche comme une bouée de sauvetage à un personnage abstrait.
Laurent Awondo de son silence pesant, qui vaut  plus  que des mots se refuse à l’ouverture. Professeur de littérature et de théâtre à l’université de Libréville, seul dans sa maison au bord de la mer il tente de redonner un visage humain  à la pierre qu’il scalpe de coups. Le visage de ELLE, elle, qui, malgré les âges n’a  pris aucune  ride. Elle, est restée la belle fille au sourire radieux sur  le cliché au bas de la tour Eiffel qui orne son mur.  Elle qui, Dialemi (Elle s’amuse) à lui donner et à parfois lui couper l’inspiration de par ses nombreuses apparitions et disparitions.
Le court métrage Dialemi porte une part de sa réalisatrice. Initiatrice du festival environnemental Masuku, Nadine s’immisce dans le court métrage en bordant toute cette vie de solitude de son acteur de verdure.  Verdure de laquelle surgit l’ombre abstraite  de l’actrice prudence pour rendre plus douce les nuits de Laurent Awondo.  Cette attirance de la réalisatrice pour l’abstrait ne justifierait-il pas le titre d’un de ses films tourné en collaboration avec Oumar Seck intitulé «  songe au rêve » ?
De l’image abstraite aux titres de films évocateurs, on voit toute la place qu’accorde Nadine au rêve dans ses œuvres. Elle va jusqu’à se fondre dans l’âme de son acteur qui entretien un lien solide avec sa sculpture sensée représenter son rêve qui, selon lui n’a pas de prix.
Tout comme cette sculpture, la beauté féminine ne semble pas avoir de prix aux yeux de Nadine, qui n’hésite pas à la montrer dans sa splendeur la plus crue. 
De la sensibilité et la fragilité de son LUI en passant par le nudité de ELLE, Nadine dévoile les parties cachées de l’homme.
Même si le cinéma en Afrique a connu des mutations certaines au fil des ans, il faut dire que cette façon de présenter la beauté féminine n’a pas toujours fait l’unanimité. Même si les tabous tombent les uns après les autres, cette dernière à la vie dure. Combien sont elles ces actrices du continent prêtes à renoncer à un rôle dès qu’elles se voient proposer des scènes de nudité ? Nombreuses sans doute.
Mais, Prudence Maidou (Elle), une actrice libre qui en plus de son talent énorme, sait jouer avec son corps. Elle est cette muse qui inspire le sculpteur, lui donne le sourire en plus de ses quelques rares moments de joie qu’il passe à enseigner sa passion aux enfants.  Dans le long  métrage « Dakar trottoirs » du réalisateur Sénégalais  Hubert  Laba Ndao, prudence remet ça. Non, prudence, n’est pas imprudente, elle vit son art. Et, enfin prudence, danse et s’amuse avec son sculpteur qui hormis le fait que sa sculpture soit terminée comme par magie, se donne à cœur de tailler son visage dans la célèbre pierre de Mbigou que l’on retrouve au Gabon.
Soutenu par africiné et primé à de nombreux festivals dont, les African awards movies au Nigéria et lauréat du prix poulin de bronze au dernier FESPACO, Dialemi est la parfaite illustration de l’amour, cet amour au delà du charnel.
Ce qui n’est pas forcement la vision de la réalisatrice Nadine otsobogo, mais à quelques nuances près « Le thème de l’œuvre n’est pas forcement l’amour, c’est l’inspiration qui nous touche aussi bien en réalisation, en écriture ou en production. En fait, c’est ce qui est au fond de nous, je voulais parler de l’amour intérieur, qui nous inspire tous les jours. »
Le rapport à l’art ; le rêve ; la beauté de la nature ; les émotions ; tout ça, Nadine vous le montre et vous le fait vivre en seulement 20 minutes.