mercredi 29 avril 2015

NAUFRAGE DE 800 CLANSDESTIN
Le nombre de Maliens passerait de 76 à 156

Dans son édition matinale, radio France international nous apprend que ce sont 156 maliens qui sont morts lors des naufrages de la semaine dernière qui ont fait 800 morts. Cette information intervient après la sortie télévisée du ministre des Maliens de l’extérieur établissant à 76 le nombre de Maliens qui y ont péri. Mais bien avant la presse nationale avait annoncée qu’ils étaient 46.
Ça commence à faire trop. Pour déterminer le nombre réel de Maliens ayant perdu la vie lors des naufrages de la semaine dernière au large de la méditerrané, on se perd en conjecture.  Au lendemain des naufrages, c’est pour l’une des rares fois que la presse nationale se signale en donnant en guise de « scoop » les premiers chiffres de maliens qui y ont perdu la vie. Ils étaient 46. Mais le week-end dernier, le ministre des Maliens de l’extérieur Abdramane Sylla a annoncé sur les antennes de l’ORTM qu’ils étaient 76 au lieu de 46 comme annoncé par la presse. Ses sources d’informations, sont selon lui, les 24 rescapés maliens repêchés par les gardes côtes italiennes.
On vient d’apprendre hier matin par RFI, que ce sont 156 maliens et non 76 qui gisent désormais au fond des eaux meurtrières de la méditerranée.
Combien sont-ils réellement ?
C’est vrai, il est difficile de connaitre le nombre exact de passagers qui ne s’enregistrent pas au départ. Même le chiffre de 800 pour l’ensemble des morts, ne saurait être exact. Ces chiffres ont surtout pour objectif de donner un aperçu de l’ampleur du drame, un peu comme les 3000, 5000 puis 10 000 morts qui sont annoncés au Népal après son séisme.
Alors, vouloir donné le nombre exact des immigrants morts et ce, par pays, c’est tout simplement utopique. Et puis, après tout « les chiffres sont ces petit bonhomme à qui on peut faire dire tout ce qu’on veut. » à condition qu’ils servent nos intérêts.
Prions pour nos morts
Les 46, 76 ou même 156 maliens morts, en partant espérait améliorer leurs conditions de vie et de leurs familles. L’immigration est un choix, mais celle clandestine demeure une contrainte pour ces candidats, tant ils fuient la pauvreté, la précarité et les conditions difficiles de vie. Selon le ministre Abdramane Sylla l’ensemble de « ses » 76 naufragés sont de la région de Kayes plus précisément du cercle de Diéma. Cette région de Kayes avec ses 1 400 000 habitants, reste la plus frappée par le phénomène. Cependant, plus de la moitié des infrastructures socio de bases de la région sont sur financement intégral des immigrés. Le week-end dernier le village de Koméoulou dans le cercle de Yélimané région de Kayes s’est vu doter d’un centre de santé communautaire d’une valeur de 105 millions de Fcfa entièrement financé par ces enfants immigrés. Le reporter du journal l’indépendant nous apprend que, ce centre vient à la suite de l’adduction réalisée en 1996, la construction de salles de classes, d’une mosquée, le tout se chiffrant à plus de 661 millions de Fcfa selon Kaïda Tandia.
C’est dire que leur mort, méritait une action de la part de notre gouvernement. Mais hélas, ils ne sont pas claude verlon. Sans noms et sans visages pou le commun des Maliens, il n’y eut pas de journée de deuil nationale ni de drapeau en berne pour leur  rendre un dernier hommage.
Empêchés de battre le pavée pour s’indigner, comme en appelle l’ex premier ministre Moussa Mara, les religieux sous la diligence du grand l’Imam Koké Kallé ont organisé une séance de prière à la grande mosquée pour le repose de leurs âmes. Que les profondeurs de la méditerranée vous soient douces. Amen.


dimanche 26 avril 2015

ça n'engage que moi

SI LA CMA NE PARAPHE PAS LE 15 MAI
Tout ça n’aurait servi à rien



Agacée par le faux-fuyant et le dilatoire des membres de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), la médiation avec à sa tête l’Algérie à fixer la date de signature de l’accord de paix d’Alger au 15 Mai prochain. La CMA, on se souvient n’a pas paraphé le 01 Mars l’accord et a fait un volte face pas plus tard que le 15 Avril dernier, car dit-elle ses préoccupations que sont entre autres : la reconnaissance de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique, la création d’une assemblée interrégionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou et Kidal. Une dernière exigence qui n’a aucun sens, car pour justifier son refus de parapher l’accord le 01 Mars, la CMA avait demandé de consulter d’abord sa « base », et n’a consulté que Kidal. Alors pourquoi prendrons au sérieux un groupuscule sans aucune légitimité et qui du reste, agace ceux au nom desquels ils prétendent se battre. (Ci contre la réaction du Collectif des Ressortissants du Nord).
Mais, le souci majeur aujourd’hui, et qui doit couper le sommeil aux Maliens à commencer par leurs dirigeants, c’es vaudrait un accord signé sans la CMA ? Le ministre de la solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du Nord Hamadoun Konaté pense qu’ils seront « considérés comme des ennemis de la paix.. ». Certes, mais cela ne suffit pas. Car si nous sommes aujourd’hui à plus de 08 mois d’intenses négociations, à 5 round de pourparlers inter-maliens, avec une foultitudes de médiateurs, c’est pour uniquement amener la CMA à cesser les hostilités et à oublier sa volonté d’indépendance des régions Nord. Alors, ne pas parvenir à faire signer l’accord par la CMA le 15 Mai prochain à Bamako, ce serait tout simplement un échec de la part des autorités maliennes, de l’Algérie et de la communauté internationale. Un échec qui sera lourd de conséquences. Car au demeurant, aucune mise en œuvre du contenu de l’accord ne sera envisageable sans retour de la paix. Hors, signé l’accord sans la CMA ce serait accentué la violence et les attaques dans les régions du Nord et ailleurs, prolongé l’exil des déplacés, perdurer les martyrs des femmes et des enfants dans cette partie du pays. Toutes choses auxquelles l’accord est censé mettre un terme.Et, quand on connait la capacité imitée de nos forces de l’ordre sur le terrain, et le laxisme coupable dont font montre la MINUSMA, autant dire qu’un échec le 15 Mai est inacceptable
CRISE A LA FEMAFOOT
La démission de Baba Diarra exigée.

Au moment où la ligue 1 bat sn plein et à l’approche des matchs retours des compétitions africaines dans lesquelles nos différents représentants sont mal partis, le Fédération Malienne de Football traverse une grave crise. Il s’git du bras de fer qui oppose le président de la Femafoot Baba Diarra aux dirigeants de certains clubs. Ceux-ci pour, la bonne marche du football Malien demandent le départ pur et simple de Boubacar Baba Diarra.
Rien ne va au sein de la Femafoot. Les acteurs se regardent en chien de faïence. Après la tragi-comédie de la mise à l’écart de Yelly Sissoko trésorier d’alors de la fédé par Baba Diarra et tout le tintamarre médiatique qui a suivi, voilà la fédération se livre encore en spectacle. Cette fis, les clubs protestataires demandes que le président dégage le planché.
Et pour cause, ils reprochent au président Boubacar Baba Diarra de gérer de façon opaque les fonds de la fédération et de violer ses textes. Certes, ils sont conscients que le « linge sale se lave en famille », mais quand lors de l’assemblée générale du 10 Janvier dernier, ils sont censurer et empêcher de poser des questions sur la gestion des fonds, là, ils ne peuvent que laver linge dans la rue, sinon dans ne salle de conférence à la maison de la presse face à un parterre de journalistes.
Historique d’une crise qui mine notre football
Selon le dossier de presse transmis, la crise est née le 10 Janvier 2015. Ce jour, le président Baba Diarra a fait appel à la police pour évacuer de la salle délégué entachant le cours des travaux. Une majorité de membre de l’Assemblée Générale auraient demandé la suspension du championnat qui était à sa 5ème journée en attendant que la FIFA qui avait été saisie par rapport à l’incident se prononce. Le président n’en a pas tenu compte, et la 6ème journée a eu lieu. Ainsi les clubs contestataires, que sont : l’AS Sabana de Mopti, le CS Dougouwolofila, l’Avenir club de Tombouctou, le COB ; le CSK et le Djoliba AC, qui n’ont pas participé à cette journée ont été considérés comme battus par forfait. Sur intervention du ministre, les clubs contestataires ont revu leur position jusqu’à la 11ème journée en attendant une reprogrammation de la fameuse 6ème journée. Mais quand le président a programmé les 13ème et 14ème journées du championnat, ils ont compris qu’il était décidé à ne plus revenir sur la 6ème journée. Pour marquer leur désaccord, un sit-in a été organisé le 22 Avril dernier devant la FEMAFOOT. Surprise, au lieu d’une oreille attentive, ils ont un droit à un matraquage en règle de la part des forces de l’ordre et ensuite interpellés.

Face à la situation qui prévaut, les 06 clubs veulent leur 6ème journée ou la démission du président Boubacar Baba Diarra. Wait and see.
CONGRES DES LEADERS SPIRITUELS
Ousmane Madani Haïdara appelle l’Etat a réglementé le prêche

C’est sous la présidence du premier ministre Modibo Keïta que s’est tenu le samedi dernier au pavillon des sports à l’Aci 2000, le 1er congrès ordinaire  du groupement des leaders spirituels. L’unité et la cohésion ont été les maitres mots de cette rencontre.
Le Nord du Mali, a fait l’objet d’attaques et de violences par des djihadistes se réclamant de l’islam. Lors de l’occupation de la partie septentrionale de notre pays, ces forces occultes se sont donnés à cœur joie, à des exactions, des viols, des meurtres, destruction de mausolées, amputations etc.
Ces barbares, posaient des actes qui ternissaient l’image de l’islam et créait l’amalgame. C’est pour dénoncer ces pratiques interdites par l’islam que le groupement des leaders religieux à vu le jour. Dirigé par Ousmane Chérif Madane Haïdara, le groupement veut renouveler ses instances.
La communauté musulmane est sortie massivement pour participer à ce congrès, auquel a également pris part d’anciens premiers ministres, des chefs de partis politiques, des délégués venus de toutes les régions.
Ce congrès a été le lieu pour Mahmoud Dicko, président du haut conseil islamique d’éclairer la lenterne des uns et des autres sur la prétendue brouille qui existerait entre lui et Chérif Madani Haïdara. Selon lui, il n’en est rien « A chaque fois que la communauté est confrontée à un problème on s’appelle pour se donner des idées et avancer dans le bon sens. » Si aujourd’hui la communauté musulmane parle d’une seule voix, c’est grâce aux efforts fournis par Ousmane Madani Haïdara. Il a dénoncé le comportement de certains leaders qui s’attribue des titres de « Cheick », de « waiyou » sans en avoir le mérite. C’est pourquoi il a demandé que le milieu soit « assaini ».  A son tour Haïdara embouche la même trompette pour témoigner de l’excellence des rapports entre lui et Mahmoud Dicko. Il peut certes y avoir des divergences de vues sur certains aspects de la pratique de la religion, mais, l’essentiel qui est l’entente et l’entraide entre les différentes confréries est sauf a-t-il dit.
De plus en plus les dérives lors des prêches sont notées surtout, sur les antennes des radios. Pour la promotion d’un produit, ou de sa branche religieuse, certains n’hésitent pas à vouer aux gémonies la branche religieuse ou le produit des autres.
Une pratique qui, elle constitue le véritable danger pour cette parfaite union entre les musulmans a dit le président du regroupement. Un travail pou réglementer le prêche avait été entamé mais interrompu avec le remaniement ministériel. Pour que l’islam authentique soit au service du Mali pour la paix et la réconciliation, il a demandé au ministre du culte et des affaires religieuses de procéder avec l’accompagnement des chefs religieux à la réglementation et déterminer les personnes habilitées à le faire.

Pour sa part, le Premier ministre s’est félicité de l’union entre les musulmans du Mali et de leur commune volonté à œuvrer pour la paix au Mali.

jeudi 23 avril 2015

SIGNATURE DE L’ACCORD DE PAIX LE 15 MAI
Le PM s’en prend violemment à l’opposition

La détermination de l’opposition à maintenir son rejet de l’accord paraphé le 01 Mars par le gouvernement hérisse le premier ministre. Il n’est pas passé hier jeudi par mille chemins pour le leur faire savoir «  la question de la pertinence ou de l’impertinence de l’accord est trop tard. ». Qu’on avance donc.

Le Premier ministre avait annoncé le 09 Avril, que la CMA paraphera le l’accord de le 15 Avril. A travers un communiqué elle avait démenti et s’était abstenue de parapher le jour-j. Suite à ce énième refus de la CMA de parapher, le Premier ministre a tenu à rencontrer ceux à qui, il avait donné la primeur de l’information c’est à dira la classe politique et la société civile.  C’était hier au sein de son département. Objectifs, échanger et recueillir les propositions sur le cap à tenir par le gouvernement jusqu’au 15 Mai, date fixée par la médiation pour la signature de l’accord de paix. Au cours de ces échanges, la majorité présidentielle, les centristes, l’opposition, les religieux, la CAFO et d’autres acteurs ont pris la parole.
Mais, contrairement à l’ordre du jour, tous se sont prononcés sur sa pertinence pour soutenir l’accord ou son impertinence pour le rejeter. Cette dernière position qui est celle de l’opposition, n’a pas laissé insensible le premier ministre. Selon Modibo Keïta, il ne s’agissait nullement de s’attarder sur la pertinence ou non de l’accord paraphé, mais plutôt d’aider, de proposer au gouvernement la bonne attitude en attendant le 15 Mai date de la signature de l’accord. Des rencontres ont été initiées par le gouvernement pour  discuter de cela, mais là « c’est trop tard » a-t-il dit.
Porte parole du jour de l’opposition, Abdoulaye Diallo président du PDES, a essuyé le courroux du PM. Pour cause, c’est ce même Abdoulaye qui lors d’une rencontre avec le premier ministre avait dit que l’opposition « prend acte » de l’accord signé a dit Modibo Keïta. Le PM s’étonne que ce même Abdoulaye tienne  des propos pour rejeter en bloc le contenu de l’accord. Sans ambages, il dira que ce comportement « fait retourner le Mali 10 ans en arrière. »Cet accord qui tient compte des signaux de détresses venant de la base, tirant les leçons du passé, se fonde sur les conclusions des états généraux de la décentralisation et des assises nationales sur le Nord, a indiqué le PM.

Pas content de l’attitude de l’opposition, le premier s’est pourtant félicité de celle de la majorité présidentielle, des religieux, des centristes, de la CAFO et des autres intervenants qui ont, à part quelques réserves, témoigné leur soutien au président de la république et au gouvernement pour la signature et la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger.
PLAGE DE KALABANCORO
Des actes pas très « catholiques »


Pour échapper à la chaleur suffocante, les jeunes de Kalanbancoro ont trouvé refuge au bord du fleuve Djoliba. Là, ils hument l’air frais, se baignent mais, et surtout, s’adonnent à des actes pas très catholiques. Immersion dans un monde de bikini, d’alcool, de chanvre et de baignade.
On se croirait sur les plages brésiliennes. Non, nous sommes sur les bords du fleuve djoliba à Kalabancoro. Ce mardi 21 avril, la chaleur est suffocante, il souffle à peine, la capitale transpire. Chacun pour échapper à cette canicule à ses bons plans. Les jeunes de Kalabancoro, comme à leur habitude peuplent le bord du fleuve. Sur place, une maison inachevée est érigée en parking, des semis-loubards veillent. Devant le parking et dans le lit du fleuve, des femmes et jeunes filles qui ont flairé le bon coup, y commercent. Les sachets d’eau glacée, les boissons rafraichissantes et les pains sandwichs s’écoulent facilement. «  Je vends du pain, des boissons et e l’eau. Je rentre  rarement avec le reste de ma marchandise. Le week-end, quel qu’en soit la quantité ça ne suffit pas à satisfaire la clientèle » nous dit AF, une des rares personnes qui souhaite pérenne cette canicule.
La « plage » de Kalanban coro, c’est aussi c’est très jeunes enfants filles et garçons qui vendent à la criée, qui des œufs, de l’eau et autres fruits. Ces enfants notamment les jeunes filles sont souvent prises à partie par des prédateurs pédophile comme témoigne cet habitué des lieux «  des fois ont voit des jeunes s’adonner à tes attouchements sur des mineurs. Mais à peine si quelqu’un s’en préoccupe. ». Au-delà de l’instinct pédophile, ceux qui s’y adonnent sont le plus souvent sous l’effet de l’alcool. Cette eau de « feu » coule elle aussi comme celle polluée du djoliba. En groupe de sept personnes, quatre garçons trois filles, ces jeunes vêtus de la tenue d’un lycée de la place, ont séché les cours pour se mettre à « l’aise ». Ils se sont bien équipés pour la circonstance. Nattes, théière, alcool, cigarettes, rien ne semble leur manquer. A l’image de plusieurs autres nymphes sur la plage, les trois filles de ce groupe sont en bikini et soutient gorge. Tim-tim comme l’appelle ses amies est fière d’exhibé son tatouage sur la hanche. A peine installés, que chacun se serre de sa cannette d’alcool de marque « hollandia ». « L’alcool en soit n’est pas dangereux, mais, c’est sa consommation sans modération qui crée une dépendance dangereuse pour la santé » nous enseigne Zico entre deux gorgées. Moussa, le dernier du groupe est occupé à l’assaisonnement de sa « chicha » cette cigarette qui viendrait selon lui du Maghreb. Il nous explique comment ça se prépare, car c’est de cela qu’il s’agit « Tu mets de l’eau dans le tube, ensuite tu raccordes les deux câbles souvent c’est un seul par lesquels on aspire la fumée. Finis cette étape, tu visses à l’extrémité un métal de forme ronde dans lequel on y met du tabac. Mais, le tabac de la chicha, est composé de différents arômes. C’est soit de la fraise ou autres. Moi j’y mets de la fraise que je recouvre d’un papier aluminium troué au préalable. Sur ce papier j’y pose le charbon spécifique de la chicha ou une braise tout simplement. C’est bon, je peux fumer maintenant. » Ainsi dit, ainsi fait. Ils ne sont pas les seuls à posséder cette cigarette, il y en n’a de toutes les tailles sur la plage ce jour.
Toutes ces scènes à l’exception des commerces se déroulent à l’intérieur d’un endroit entouré appelé « Miami ». A « Miami » ce sont les loubards qui font la loi, ce sont eux qui l’ont érigé et y construit des hangars sous lesquels s’abritent les jeunes. En retour ils encaissent des sommes allant de 500Fcfa à 1000Fcfa voir plus, ça dépend de la tête du client. Avant de franchir l’entrée, les jeunes sont aussi soumis à payer la somme de 200Fcfa. Mais l’un des loubards assure « c’est seulement les week-ends qu’on encaisse ces 200Fcfa car nous louons la sono pour distiller de la musique et organiser des danses de Sabars sénégalaiess. ». De danse de sabars, ils ‘agit en fait selon AK de danse obscènes, qui voit des filles ne nouer que de simples écharpes sans rien porter en dessous pour s’illustrer. Et, c’est à qui mieux, mieux. Les maîtres des lieux veillent à ce qu’aucune image ne soit tournée. Les téméraires qui se font prendre sont passés «  à tabac et leur téléphone confisqué. »
Loin, mais très loin de cette débauche à ciel ouvert, des jeunes sont réellement là pour échapper à la canicule et profiter de la fraicheur du fleuve. Abdoulaye, la vingtaine a le nez plongé dans son roman. Il n’ignore pas ce qui se passe de l’autre coté, mais préfère ne pas s’en mêler « ils ont à peine mon âge sinon moins, mais se pourrissent la vie avec des substances nocives. Ce n’est pas bien. »

Les pieds dans l’eau, chantonnant à l’oreille de sa compagne, Ibrahim supporte sur ses épaules la tête de cette dernière. Profitant de l’instant magique qu’offre  le tombé du soleil, ils ne souhaitent pas être importunés  par des « curieux ».
IMMIGRATION CLANDESTINE
Ils sont poussés au départ.

Dans un pays où la pauvreté, la mauvaise condition de vie et le chômage des jeunes, restent endémiques la seule alternative reste le départ.
Les naufrages au large de la méditerranée se suivent depuis des années et se ressemblent. La dernière en date, une série  à fait pas moins de 700 morts sur ce que l’on appelle sinistrement « le cimetière des clandestins ». Le monde entier est choqué, on crie au scandale. Ils sont nombreux à pointé du doigt les passeurs, qui sont  qualifié de « négriers » modernes par certains, mais Matteo Renzi le premier ministre Italien préfère les nommer « les esclavagiste du XXIème siècle. »
Contre ces passeurs, l’Europe envisage l’utilisation de  la force militaire pour détruire leur embarcation et bateaux. Cette réponse de l’Europe faut-il le dire est vouée à l’échec, car ne s’attaquant pas à la véritable source de l’immigration qui contrairement à ce qu’on nous fait croire ne sont pas les passeurs. Dans un pays où, la pauvreté, les conditions difficiles de vie, la précarité et le chômage des jeunes, restent endémiques la seule alternative reste le départ. Mais, c’est aussi oublié le caractère culturel qu’a revêtu l’immigration. C’est le cas au Mali, plus précisément dans la région de Kayes. Avec ces plus de 1 400 000 habitants, la 1ère région reste la plus frappée par le phénomène. Ici, c’est presque une obligation pour chaque famille d’avoir un fils en Europe pour ne pas dire en France.  Et, ils sont nombreux à emprunter la voie clandestine. Ne pas œuvrer à sensibiliser et à résorber le chômage et réduire la pauvreté, c’est se tromper de cible.
Sommes nous de bonnes foi ?
 L’immigration clandestine, c’est de la main d’œuvre bon marché pour les entreprises européenne, et l’immigration en générale c’est selon l’agence PANA c plus 200 milliards de Fcfa vers le Mali à travers les réseaux de transferts légaux, qui eux appartiennent aux européens.

En tout cas, tant qu’on n’attaquera pas le mal par la racine, qu’on prendra des semblants de mesures dissuasives du genre Fontex, utiliser la force contre les passeurs, améliorer les secours sur la mère, les immigrants braverons la mort et viendrons de plus en plus nombreux. Pour preuve, malgré les morts, 200 autres ont débarqués hier.