mardi 18 avril 2017

Femmes et médias
A coups de plume, de micros et de clic  elles brisent les stéréotypes

Le 03 Mai, journée internationale de la presse me donne l’occasion de parler d’une couche qui  parle des autres mais dont on parle très peu malgré leurs efforts. Il s’agit des femmes journalistes.  Ces femmes qui se battent aux côtés de leurs confrères hommes, sont rarement mises en exergue, en tout cas pour la grande majorité.  Je vous amène  dans le quotidien de ces femmes qui malgré les difficultés, ne courbent pas l’échine.


Le monde de la presse qualifié par certains de « misogyne » n’a pas toujours fait de cadeaux aux femmes. Il a fallu de la volonté et de la foi et souvent du sacrifice de la part des femmes pour se  faire une place dans le milieu. Aujourd’hui, elles sont nombreuses à occuper des postes de responsabilités que ce soit à la presse écrite, dans les radios et à la télévision. Mais pour y parvenir, le chemin  fut long et difficile. Salimata Fofana est la seule femme rédactrice en chef d’un quotidien au Mali et ce, depuis 2013. Exerçant au quotidien « Le Combat » depuis sept (07) ans.  Du haut de son mètre quatre vingt trois, forte stature, elle a du charisme à revendre. Une qualité qui lui permet sans nul doute de veiller scrupuleusement au respect de la ligne éditoriale d’un journal qui compte dans le paysage médiatique malien. A l’instar de Salimata Fofana, elles sont nombreuses, les femmes qui se sont frayées leur chemin dans ce milieu dit « chasse gardée des hommes ».  



                                   Salimata Fofana, rédactrice en chef du quotidien "Le Combat"


A l’instar de Salimata Fofana, la télévision Liberté Tv est aujourd’hui gérée par Nabou touré qui a fini de faire ses preuves sur les plateaux d’Africable télévision.  Togola Hawa Séméga fait parti de ces femmes qui ont su s’imposer dans le paysage médiatique malien. Passé par la rédaction du bi hebdomadaire « l’Aube » elle est aujourd’hui directrice de la web tv « Kunafoni.com ».
La réussite de ces braves Dames, encouragent de plus en plus d’autres jeunes à embrasser le métier.
Bintou vient de terminer ses études de journalisme dans un institut de la place. Son amour pour le métier ne date pas d’hier. Le déclic selon elle, c’est depuis l’enfance quand elle voyait des figures féminines comme Hawoye Touré, Aïssata Ibrahim Maïga officier au journal télévisé de 20 heures sur les antennes de l’Office Radio Télévision du Mali (ORTM). « Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours voulue être journaliste. Mais cette passion pour les médias est due en grande partie à des journalistes comme Hawoye Touré, Rokia Sanogo et plus tard Aïssata Ibrahim Maïga. C’était un plaisir pour moi de les voir présenter le journal. Et ça l’est toujours. C’est pourquoi j’ai décidé après mon Bac de m’orienter vers le journalisme ».  Si elle exerce aujourd’hui au sein de la presse écrite pour dit-elle mieux se former à l’écriture elle entend très prochainement faire de la télévision.
Ces exemples de réussite pour la jeune génération de femmes journalistes, ont affronté des obstacles pour se hisser là où elles sont actuellement.


                                                    Hawoye Touré, journaliste à l'ORTM


« Des femmes de talents ont abandonné le métier sur pression de leurs époux »
Le journalisme est un métier passionnant et prenant. Les horaires de travail ne sont pas figés. Les missions de longues durées font partie du « job ». Si pour les célibataires cela peut être moins contraignant, il n’en est pas de même pour celles qui sont mariées. La conciliation entre la vie de couple et professionnelle n’est pas toujours évidente. « Il faut instaure un débat franc au sein du couple. Au début de mon mariage ce n’était pas facile surtout avec  la belle famille. Mais le soutien de mon mari m’a été d’une grande aide pour dépasser ces moments. Aujourd’hui Dieu merci, avec le temps, mes beaux parents ont appris à me connaitre et m’encouragent d’ailleurs »  explique cette journaliste d’un grand quotidien de la place. Par contre, elle raconte le cas de certaines de ses consœurs, qui ont été obligées par leurs maris de déposer  la plume et de se consacrer à leur famille tout bonnement. «  Des femmes de talents ont abandonné le métier sur pression de leurs époux » dit-elle avec beaucoup de regrets.
Une autre difficulté à laquelle sont confrontées les femmes journalistes, et qui n’est pas propre qu’à elles seules,  est, les avances quasi permanentes des hommes. Des avances qui frisent souvent le harcèlement et le chantage.
Journalistes !  Pas « corps à désirer »
Au cours d’une conférence tenue à la maison de la presse sur la place des femmes dans les médias, Ramata Tembély, journaliste au quotidien l’indépendant à oser le mot «  corps à désirer ». Selon elle,  il n’est pas facile pour une femme de faire ce métier, parce que la plupart du temps on ne voit pas la femme en tant que journaliste mais plutôt un « corps à désirer ».   Des témoignages comme celle de Keïta Ramata Tembély sont à foison.  Le témoignage de cette autre journaliste qui a décidé de garder l’anonymat sur le sujet est déroutant. « Je venais de commencer le métier.  Un jour ma rédaction m’a envoyée  couvrir une activité d’une grande structure de la place. Après la cérémonie, le directeur  m’a approché et on a échangé quelques mots, puis, il m’a demandé de passer lui remettre une copie de mon journal après parution.  Quand je suis passée à son bureau avec l’article, au lieu de prendre connaissance du contenu du papier, il m’a fait asseoir, m’a servi un café et à commencer sans gêne à me faire des propositions indécentes. J’ai été choquée. J’ai quitté son bureau au bout des larmes ». Elle qui avait songé quitter le métier après cette scène, s’est rendue compte avec le temps que cela ne s’arrêtais jamais. Si elle admet qu’on ne s’y habitue pas, avec le temps elle le prend avec plus de philosophie et parvient à en rire.
Le petit plus des femmes dans les médias



                                       Nabou Touré, directrice de la chane de télévision "Liberté Tv"


Il est faux de penser que les femmes valent moins que les hommes au sein des médias. Et ça, c’est un journaliste de longue carrière qui le dit. Selon Abdoul  Thiam, administrateur de la maison de la presse, en plus des rôles de directrices de publication, de rédactrices en chef qu’elles assurent, elles vont sur le terrain et souvent effectuent des missions périlleuses. Il rappelle au bon souvenir, l’exemple d’Assa Sakiliba de la radio Klédu « qui est restée longtemps sur la ligne de front au plus fort de l’occupation ».   Elles ne se contentent pas des seconds rôles, mais, participent à l’information saine du public. Si selon lui les femmes rivalisent avec leurs confrères hommes dans tous les domaines, il ne reste pas moins qu’elles ont un petit plus par rapport à ces derniers. «  Le charme, la délicatesse qui peuvent leur permettre d’obtenir de bonnes infos tout en gardant leur dignité et honneur intact ».
Malgré les avancées notables,  des stéréotypes demeurent. Elles le savent,  et compte les surmonter comme elles l’ont fait avec les défis qui semblaient il y a peu insurmontables pour elles.




mardi 11 octobre 2016

Carte d’identité et passeport maliens
Ces documents vendus et falsifiés !





La carte d’identité malienne est l’une des plus facile à obtenir dan la sous région pour ne pas dire en Afrique. Les raisons évoquées sont entre autres : la corruption des agents en charge de la livraison de cette carte qui, contre espèces sonnantes  trébuchantes seraient prêts à vendre même le pays. Mais la responsabilité n’incomberait pas qu’à eux seulement. Selon Mohamed Chérif Haïdara, président du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne  «  Il n’y a aucun élément de sécurité sur la carte national d’identité ».

La carte d’identité malienne serait comme le « maribagatiga ». C'est-à-dire que n’importe qui peut en avoir. Même les non maliens. A condition de débourser de l’argent. Il y aura toujours des agents prêts à trahir le serment de servir la nation, de la protéger et de veiller à la sécurité de leurs concitoyens.

Les exemples les plus concrets nous viennent des candidats à l’immigration et des chancelleries du Mali en Europe et en Afrique centrale.

 Ces personnes et ces administrations ont régulièrement affaire à des personnes en possession de la carte nationale d’identité et, qui ne connaissent rien du Mali et des Maliens. Selon le président du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM), Mohamed Chérif Haïdara, les chancelleries maliennes à l’extérieur sont presque tous les jours confrontées à des situations où ils doivent gérer des personnes qui ne sont pas des maliens. Mais puisqu’ils sont en possession des papiers du Mali, le pays d’accueil les considère comme des maliens et c’est normale dit-il. 

Les responsables de cette situation ne sont autres que ceux en charge de délivrer ces documents de « souverainetés » que sont la carte nationale d’identité et le passeport. Enseignant de son état, Mamadou Kanté témoigne. «  J’ai un connu un Nigérian qui venait prendre du thé avec nous au grin. J’ai été surpris de le voir en possession de la carte nationale d’identité malienne. Quand je lui ai demandé comment il s’en est procuré, il a tourné en rond j’ai tout de suite compris qu’il avait dû payer de l’argent pour se faire établir cette carte » assure t-il.  

Il en est de même pour les passeports. C’est donc tout naturellement que le maliens en vienne à observer des pénuries de ces papiers de «  souverainetés » car ils ne sont pas les seuls à les utiliser. « Au lieu de combattre le mal par la racine en sanctionnant les pourris, on fait de la gymnastique intellectuelle pour trouver de faux arguments pour justifier ces pénuries » lance amer ce jeune qui a dû attendre plusieurs mois  pour rentrer en possession de son passeport. 

La cause de la prolifération des documents maliens à travers le monde ne serait pas seulement du fait des services en charge de la livraison de ces documents et leurs agents. Selon Mohamed Chérif Haïdara, président du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) « il n’y a aucun élément de sécurité sur la carte national d’identité ». Les références écrites à la main et les petites perforations sur la carte ne garantissent pas la sécurité de cette carte au contraire dit-il. 

C’est pourquoi de nombreuses cartes en possession de certains africains à travers l’Europe et le continent ne proviennent pas de nos services mais de la falsification. Avec l’entrée en vigueur du passeport biométrique, il n’est plus question de falsifier le passeport 

malien, nous assure ce responsable de la police des frontières, structure responsable de l’émission des passeports. En ce qui concerne la carte nationale d’identité, la nouvelle carte d’identité biométrique de la CEDEAO que le Mali doit adopter au même titre que les autres pays membres, mettra fin à sa falsification et à sa vente.
Mort de Chaick Ag Aoussa
Le boucher du HCUA explose




Ce samedi aux environs de 19 heurs, l’information a été virale sur la toile. Cheick Ag Aoussa, chef militaire du Haut Conseil de l’Unité de l’Azawad (HCUA) donc de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) a explosé sur une mine avec son chauffeur. Les recoupements fait ça et là nous dit qu’il a brûlé littéralement.

Cheick Ag Aoussa a explosé. Il ne pouvait en être autrement. Le « tueur d’Aguel Hoc » ne pouvait s’en aller autrement. Il a de sang froid avec ses hommes massacrés des soldats maliens. 
Et pourtant il se la coulait douce et avait même ses entrées chez ceux qui sont censés protéger les populations. C’est d’ailleurs à sa sortie du camp de la MINUSMA nous apprend on que son véhicule a sauté sur un engin explosif improvisé. Dieu sait que ces mines, Cheick Aoussa en a fourré un peu partout dans le vaste désert. A force d’en fourrer il arrive qu’on ne s’en souvienne plus les endroits exacts. 

Il est mort au sein de Kidal, une ville dont ils ont le monopole depuis bien longtemps. La CMA qui lors de ses derniers combats a perdu plusieurs de ses hommes et de ses armements accuse là un coup très dur.

Qui est Cheick Aoussa

De son vrai nom Abou Mohamed, Cheick Ag Aoussa est né à Kidal vers 1968. Chef rebelle touareg, il a pris part à la rébellion touarègue de 2007-2009 au sein de l’alliance démocratique du 23 Mai pour le changement (ADC).


Il a rejoint Ansardine, le mouvement dirigé par Iyad Ag Ghali dont il fut le commandant en second. Au début de la crise en 2012, il dirige les forces d’Ançar dine lors de la bataille d’Aguel Hoc. Une bataille qui va se solder par une véritable scène de boucherie.  En Janvier 2013 avec le début de l’opération serval, il change de casquette et s’allie au Mouvement Islamique de l’Azawad (MIA) qui rallie ensuite le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA) en Mai 2013. Il gagne Kidal en Février 2014. Lors des deux derniers combats de Kidal ; il commande les troupes de la CMA.
Communales  du 20 Novembre
La …guerre est ouverte





Les différents politiques, regroupement de partis politiques et indépendants ont pu déposer leurs listes de candidature pour les élections communales le jeudi 06 Octobre dernier. Les candidats iront ce 20 Novembre à l’assaut des  12115 postes sur toute l’étendue du territoire national.



Selon des chiffres du ministère de l’administration territoriale, le nombre de conseillers va connaitre une augmentation conséquente pour ces élections. La raison : La population malienne a augmenté, passant de 10 millions 284 mille 897 personnes à 14 millions 154 mille 562 à la date du 07 Février 2015 selon les données du Ravec. Pour une population de 1 millions 764 mille 92 personnes, la région de Kayes aura droit à 1991 conseillers ;  Koulikoro forte de ses 2 millions 126 mille 505 âmes choisira 1950 conseillers ; la région du Kénédougou elle, se dotera de 2525 conseillers pour administrer ses 2 millions 621 milles 497 personnes. La région de Ségou aura droit à 2122 conseillers pour ne population de 2 millions 332mille 816 personnes ; Ils seront 1916 conseillers à Mopti pour 2 millions 49 mille 648 âmes qui y vivent ; 800 à Tombouctou à prendre la destinée des 729 mille 904 personnes, 508 conseillers à Gao pour administrer les 575 mille 750 personnes et 145 à Kidal pour une population de 78 mille 824 âmes. En ce qui concerne les nouvelles régions de Taoudeni et de Ménaka, pas de chiffres disponibles.

situation sécuritaire qui est le nôtre a servi de prétexte pour repousser ces « fameuses »  élections à maintes reprises. L’on avait fini par douter de leurs tenues avant la présidentielle de 2018.  Mais il est certainement indiqué dans l’agenda du gouvernement, qu’il faille coûte que coûte tenir ces élections avant la présidentielle. Sinon, les raisons qui ont prévalues au report des précédentes élections sont toujours de mises. L’insécurité, l’impossibilité pour les services de l’Etat d’accéder à Kidal ; la menace djihadistes etc demeurent. Toute chose qui un moment avait fait opté le gouvernement pour des élections « séquentielles ». Cette mesure a été décriée par l’opposition pour qui, elle cautionnerait la « partition du pays ».   


Depuis ce jeudi, c’est le branle bas de combat dans les différents états major politiques pour affiner dès à présent les stratégies victorieuses. Les gadgets et autres tournois de football vont bientôt faire leur réapparition. Si officiellement l’ouverture des campagnes est prévue pour le 04 Novembre prochain, il faut s’attendre à voir leur ouverture bien avant pendant la période que les politiciens ont bien voulu appeler « précampagne ».

jeudi 29 septembre 2016


Chahana Takiou se prend une volée de bois verts




                                                                         Chahana Takiou, dirpub du 22 Septembre


Dans sa parution du 26 Septembre, le journal 22 Septembre sous la plume de son directeur de publication, Chahana Takiou, consacre sa manchette au général Ag Gamou. Il serait selon l’auteur de l’article « controversé ». Suffisant pour déchainer les internautes sur la personne de notre confrère.

L’avantage des  sites d’informations en ligne sur les médias traditionnels, c’est le retour que nous recevons de nos lecteurs. 

Si c’est avis son souvent partisans, ils permettent tout de même au journaliste  après lectures des commentaires de ses lecteurs de se faire une religion. Notre confrère, Chahana Takiou, qui il ya quelques mois avait eu maille à partir avec les magistrats en a fait l’expérience le lundi et hier mardi. En effet, son article sur le général Gamou qui serait selon lui « controversé » du fait de son appartenance à l’armée régulière et au Gatia à eu des échos auprès des lecteurs. 

L’article a été partagé plus de 200 fois et fait l’objet de plusieurs centaines de commentaires sur les sites d’informations et les pages personnelles facebook des internautes. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’est pris une volée de bois verts pour avoir défendu son opinion.  

En période de crise, il n’est jamais facile pour un journaliste de défendre une opinion contraire à celle soutenue par la masse. Ce rôle de journaliste d’habitude délicat l’est encore plus en cette période.

Du rôle de la presse en temps de crise: Parlons-en

Il n’est pas facile d’être journaliste en temps de guerre ou de crise. La raison: l’émotion est grande et toutes critiques à l’encontre de son armée est considérée comme antipatriotiques peu importe si elles sont fondées ou non.

La bonne attitude à tenir est …être solidaire de l’armée en un mot se ranger derrière, ce qui n’est pas forcement le rôle du journaliste. Car, en procédant de la sorte, il range de côté son esprit cartésien, ne cherche pas à recouper les informations à l’avantage de l’armée. Alors, on prend fait et cause pour la patrie. En ne le faisant pas, on passe pour un apatride, le media est boycotté par les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs et risque même la fermeture.

Voyez donc que, quand il s’agit de sécurité et quand la patrie est en danger, il faut du courage voire de la témérité pour se poser des questions sur le bien-fondé de la guerre; le comportement des militaires; leur compétence et celle du gouvernement. L’homme de média doit aller jusqu’à donner la parole à l’ennemi, bien sûr que vous serez traiter de traître.

Pour rappel, on se souvient cette union sans faille de la presse américaine aux actions de son gouvernement après les attentats du 11 septembre chose qui selon Eduardo Cue, représentant régional des services Afrique est “logique et légitime”. Mais en étant dans cette posture, les journalistes américains avaie

nt-ils bien fait leur travail? Eduardo Cue en doute. Il est d’avis qu’ils avaient perdu le nord. Car selon lui« S’ils avaient bien fait leur travail, les Etats-Unis n’auraient peut-être pas envahi l’Irak”.
«Ne pas hurler avec les loups  » peut lui donner une mauvaise image, mais le plus important pour lui est « d’avoir bonne conscience ».


En prenant toujours le camp de la vérité, en restant professionnel jusqu’au bout des ongles, quelle que soit la situation, le journaliste doit savoir « qu’il rend service à la société. » Une véritable gageure en période de crise de guerre.

mercredi 28 septembre 2016

Lenteur  dans la  mise en œuvre  de  l’accord de paix
                     Les raisons d’un blocage


                                                                 IBK et Djéry Maïga de la CMA à la signature de l'accord


une lapalissade de dire, que la mise en œuvre de l’accord  de paix, prend u retard. Ayant suscité un grand engouement au moment de sa signature, le gouvernement et les parties signataires peinent à accorder les violons quand à la procédure d’une mise en ouvre diligente de cet accord qui aura mis deux ans avant de voir le jour. Faudra-t-il autant de temps pour son application ?  Focus, sur les raisons d’un blocage.
L’accord pour la paix au Mali a été signé le 15 Mai 2015 puis parachevé le 20 Juin.  Devait succéder à cette phase, sa mise en œuvre. Mais depuis, l’on assiste à une lenteur qui ne dit pas son nom.  Une lenteur qui n’est pas sans conséquences. Très attentif par rapport à la situation politique en général et sur celle du Nord en particulier, Tiébilé Dramé, président du Parti pour Renaissance Nationale (PARENA) et membre de l’opposition politique révèle, que depuis  le début de l’année 2015 il ya eu 350 morts, une centaine d’incidents dont près de la moitié après la signature de l’accord.  Des attaques qui sont perpétrées par des groupes terroristes.  L’inimitié entre les frères de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA)  et ceux du GATIA et  les groupes terroristes Alqaeda au Maghreb Islamique (AQMI), El Mourabitoune de  Mokhtar Bel Mokhtar et Ançar Dine de Iyad Ag Ghaly mettent à mal l’application dudit accord .  Le 14 et 15 
Novembre dernier un document sonore du leader d’Ansar Dine Iyad Ag Ghaly a été authentifié. Dans ce document d’une vingtaine de minutes il rejette l’accord d’Alger signé en juin 2015 et se montre menaçant notamment contre ses anciens alliés de la Coordination  du Mouvement l’Azawad (CMA), rébellion touarègue signataire de cet accord.  Il s’était érigé contre toute mise en œuvre dudit accord qu’il a juré d’empêcher par tous les moyens.  Des menaces mis en pratique le 28 du même mois par l’attaque du camp de la Mission Multidimensionnelle  Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation au Mali (Mali) qui s’est soldée  par 3 morts et une vingtaine de blessés. Depuis, plusieurs attaques signées du groupe ont été enregistrées avec toujours morts d’hommes.



Comité de suivi amorphe


Un autre facteur du blocage est ce qui s’apparente à une impuissance de comité de suivi. Après un début de mise en place difficile ou des groupes rebelles refusaient de siéger en même temps que d’autre dans le même comité, le comité de suivi depuis une dizaine de réunion ne fait que constater les manquements. Il peine à imposer la direction à suivre à l’Etat et aux parties signataires. Les querelles de clochers entre  groupes rebelles sont condamnées par lui sans plus.
Face à ces facteurs de blocage, les acteurs et les politiques tirent la sonnette d’alarme. En Août dernier, six mouvements signataires rassemblés au sein d’un regroupement dénommé, Coordination des mouvements prônant l’inclusivité des signataires de l’accord du 15 Mai (COMPIS 15), ont dénoncé les lenteurs et attiré l’attention du gouvernement et de la communauté internationale sur la mise en œuvre de l’accord, gage de paix. Le Parena a, à  son tour en  décembre dernier organisé une rencontre en vue de faire des propositions en vue d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix issu du processus d’Alger. Cette rencontre a regroupé les groupes signataires de la CMA et du Gatia et des partis politiques membres de l’opposition et de la majorité.
Au cours de ces différentes rencontres, les acteurs ont pointé un doigt accusateur vers le gouvernement qui trainerait le pas. Une lenteur qui à les en croire favorise la reprise du terrain par les terroristes et les narcotrafiquants de tous bords.  Un message qui semble avoir été entendu. Car  à côté du comité de suivi de l’accord,  le gouvernement vient de mettre en place le vendredi 15 Janvier, un comité national de coordination de la mise en œuvre de l’accord, présidé par le premier ministre, Modibo Keïta. Selon le premier ministre, ce comité aura la charge de  « coordonner  la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger ».  Dans la même veine, Alger à convoquer les parties signataires sur son sol, le 18 Janvier dernier pour  échanger sur les difficultés dans la mise en œuvre de l’accord. Au sortir de cette réunion, l’Etat et les parties ont été mis devant leur responsabilité, pour accélérer  le processus.

Coup de gueule des Etats-Unis 



Mais ces mesures parmi tant d’autres semblent insuffisantes aux yeux du diplomate Américain, Paul Folmsbee. Selon lui, son pays  voudrait que le Mali s’assume davantage dans la mise en œuvre de l’accord de paix. « Le gouvernement malien doit mettre fin à tous liens avec à la fois publics et privés avec le GATIA… ».  Koulouba appréciera 

mardi 20 septembre 2016


Ordre des experts géomètres
De nouveaux entrants prêtent serment




Ce jeudi 11 Août la cour d'appel de Bamako a servi de cadre à la prestation de serment de 13 nouveaux experts géomètres.
Cette prestation de serment était conduite par le conseiller à la cour d'appel, Moussa Wélé Diallo qui avait à ses côtés les conseillers, Mohamed Maïga et Amadou Gariko. Cette cérémonie qui a regroupé le bureau de l'ordre des experts géomètres du Mali et des familles des récipiendaires s'est déroulée sous la vigilance du premier président de la cour d'appel, Mamadou Berthé et du procureur, Modibo Simbo Keïta.

La famille des experts géomètres s'est agrandi. Elle vient d'accueillir 13 nouveaux membres. Leur prestation de serment s'est déroulée à la cour d'appel en présence des collègues et familles. Après leurs études et des stages jugés concluants dans des cabinets d'experts géomètres, ils ont été jugés aptes à intégrer la profession et s'installer à leur propre compte. Devant les magistrats, les 13 entrants ont jurés<<je jure d'exercer ma profession avec conscience et probité et de respecter la loi dans mes travaux>>. Ils ont ensuite été renvoyés à l'exercice de leur fonction par Moussa Wélé Diallo.
S'exprimant au micros des journalistes à la fin de la cérémonie, le président de l'ordre des experts géomètres du Mali, Aly Waigalo dira que cette cérémonie est capitale en ce sens qu'aucun géomètres ne peut exercer sans avoir prêter serment.
Étant les seuls habilités par la loi à authentifier une superficie et à faire un lotissement, cette prestation de serment est une obligation pour les experts géomètres pour le respect des textes a t-il expliqué. Ces jeunes avec leur maîtrise de l'outil informatique permettront de booster l'ordre et inciter l'administration à l'informatisation des données pour éviter les litiges fonciers espère Aly Waigalo. C'est aussi l'avis de Nathaniel Dembélé, membre du bureau.  Après avoir féliciter les récipiendaires le Colonel Nianan Dembélé, représentant du ministre des domaines de l'Etat les invite à appliquer les règles et d'êtres honnêtes dans leurs travaux et la bonne exécution des décisions. Aly Waigalo quand à lui les invite à être consciencieux et responsables.
La morosité du secteur
Cette prestation de serment intervient dans un moment de crise pour la profession. Selon Aly Waigalo, depuis 2 ans le secteur est frappé par une suspension des attributions et cessions. Le pire selon lui c'est qu'ils ne savent plus à quelles autorités s'adresser pour sortir du gouffre dit il. Toutes préférant botter en touche. Ce qui lui fera dire que les nouveaux ont prêté serment pour aller directement au chômage. Il exhorte aussi les journalistes qui pensent que des géomètres experts exercent sans prêter serment d'aller à la source pour savoir que cela est impossible. Il reconnaît cependant que la profession fait l'objet d'invasion par des personnes n'étant pas du corps. Il invite donc les populations pour éviter les amalgames et les risques d'investir sur des sites litigieux de s'adresser directement aux professionnels dans leurs cabinets.