dimanche 17 mai 2015

ACCORD D’ALGER
La paix est signée



Le Centre Internationale de Conférence de Bamako (CICB) a abrité vendredi dernier la tant entendue signature de l’accord de paix issu du processus d’Alger. C’était en présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, de présidents d’institutions, de représentants d’organisations internationales, d’anciens chefs d’Etat Malien, et surtout d’une  partie de la coordination des Mouvements de l’Azawad.
La paix est de retour.  Sous la présidence du chef de l’Etat son excellence Ibrahim Boubacar Keïta, et en présence des chefs d’Etat de la guinée Conakry, du Zimbabwé, du Rwanda, du Togo, du Niger, de la Mauritanie,  du Burkina, du ministre des affaire étrangère de l’Algérie chef de fil de la médiation, et des délégations des pays amis, l’accord de paix a été signé vendredi.
Selon le ministre Malien des affaires étrangères chef de  fil de la médiation gouvernementale, Abdoulaye Diop, cette cérémonie, est celle qui devra sceller la paix entre les fils et filles du Mali. Il a invité les uns et les autres à s’unir autour de cet accord pour la construction d’un avenir commun. A sa suite,  son homologue de l’Algérie, Ramtam Lamamra, a invité   ceux encore réticents à se joindre à ce sursaut pour mettre fin à l’effusion de sang et construire ensemble le Mali de demain. Pour sa part, il a réitéré le soutien indéfectible de la médiation et de l’Algérie en particulier à accompagner le Mali dans sa quête de paix et dans la mise en œuvre du présent accord.
Il est 17 heures 15 minutes, quand le maître de cérémonie invite les différentes parties à apposer leur signature au bas de l’accord.  Abdoulaye Diop au compte du gouvernement a signé, il a été  suivi  des membres de la plate forme, Ahmed Ould Sidi Mohamed, Me Harouna Touré et Fahad Ag Almahamoud, eux seront suivis des dissidents de la coordination, Ousmane Ag Mohamedoun et le
 Pr Younoussa Touré. Au compte de la médiation internationale, Ramtame Lamamra signera pour l’Algérie, Nicole Angéline Zan pour le Burkina, Kadiatou Mbareck Fall pour la Mauritanie, Aïchatou Boulane Kané pour le Niger, Haminou Waly pour le Nigéria et Adérahim Birahim Ahmed pour le compte du Tchad.
Mongi Hamdi de la Minusma, Pierre Buyoya pour l’Union Africaine, Kadré Désiré Ouédraogo pour la CEDEAO, Djibril Bassolé pour l’OCI, Michel Reveyrand de Menthon pour l’Union Européenne ont signé au compte de organisations des nations unies. Annick Girardin, la secrétaire chargée de la francophonie à l’Elysée a été la seule à signer au compte de la médiation élargie. Il aura fallu 15 minutes chrono pour voir ce beau monde signer ce document synonyme de paix retrouvée au Mali.
Pour le représentant des groupes dissidents de la CMA, en signant le présent accord, il s’agit de se retrouver entre maliens. Car selon lui, il ne peut en être autrement. Leurs deux mouvements (CPA-CMPRII) assurent qu’ils commenceront à partir de la signature la mise en application de l’accord sur le terrain. Il invite ses frères  du MNLA, du HCUA et du MAA à les rejoindre très prochainement. Car un autre chemin outre celui de la paix, n’est pas envisageable.
Après avoir expliquer les circonstances qui ont donné naissance aux différents mouvements d’auto défenses, Me Harouna Touré,  au nom de la plate forme, pense que le Mali à travers ce accord est sur la bonne voie, celle qui offre une nouvelle chance de vivre ensemble. Un vivre ensemble qui selon lui ne sera possible qu’avec le courage de se pardonner les uns les autres.
Le représentant des notabilités et des légitimités traditionnels du Nord, Badjan Ag Hamatou non moins député de Ménaka  a réitéré leur adhésion et leur soutien  à l’accord pour un Mali un et indivisible.
Les nombreux discours qui ont suivi, ont été pour témoigner du soutien à l’accord et de l’appel aux réticents de la Coordination à se joindre aux autres parties pour un Mali en paix.


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