ACCORD D’ALGER
La paix est signée
Le Centre
Internationale de Conférence de Bamako (CICB) a abrité vendredi dernier la tant
entendue signature de l’accord de paix issu du processus d’Alger. C’était en
présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement, de présidents
d’institutions, de représentants d’organisations internationales, d’anciens
chefs d’Etat Malien, et surtout d’une
partie de la coordination des Mouvements de l’Azawad.
La paix est de retour.
Sous la présidence du chef de l’Etat son excellence Ibrahim Boubacar
Keïta, et en présence des chefs d’Etat de la guinée Conakry, du Zimbabwé, du
Rwanda, du Togo, du Niger, de la Mauritanie, du Burkina, du ministre des affaire étrangère
de l’Algérie chef de fil de la médiation, et des délégations des pays amis,
l’accord de paix a été signé vendredi.
Selon le ministre Malien des affaires étrangères chef de fil de la médiation gouvernementale, Abdoulaye
Diop, cette cérémonie, est celle qui devra sceller la paix entre les fils et
filles du Mali. Il a invité les uns et les autres à s’unir autour de cet accord
pour la construction d’un avenir commun. A sa suite, son homologue de l’Algérie, Ramtam Lamamra, a
invité ceux encore réticents à se joindre à ce
sursaut pour mettre fin à l’effusion de sang et construire ensemble le Mali de
demain. Pour sa part, il a réitéré le soutien indéfectible de la médiation et
de l’Algérie en particulier à accompagner le Mali dans sa quête de paix et dans
la mise en œuvre du présent accord.
Il est 17 heures 15 minutes, quand le maître de cérémonie
invite les différentes parties à apposer leur signature au bas de
l’accord. Abdoulaye Diop au compte du
gouvernement a signé, il a été suivi
des membres de la plate forme, Ahmed Ould Sidi Mohamed, Me Harouna Touré
et Fahad Ag Almahamoud, eux seront suivis des dissidents de la coordination,
Ousmane Ag Mohamedoun et le
Pr Younoussa Touré.
Au compte de la médiation internationale, Ramtame Lamamra signera pour
l’Algérie, Nicole Angéline Zan pour le Burkina, Kadiatou Mbareck Fall pour la
Mauritanie, Aïchatou Boulane Kané pour le Niger, Haminou Waly pour le Nigéria
et Adérahim Birahim Ahmed pour le compte du Tchad.
Mongi Hamdi de la Minusma, Pierre Buyoya pour l’Union
Africaine, Kadré Désiré Ouédraogo pour la CEDEAO, Djibril Bassolé pour l’OCI,
Michel Reveyrand de Menthon pour l’Union Européenne ont signé au compte de
organisations des nations unies. Annick Girardin, la secrétaire chargée de la
francophonie à l’Elysée a été la seule à signer au compte de la médiation
élargie. Il aura fallu 15 minutes chrono pour voir ce beau monde signer ce
document synonyme de paix retrouvée au Mali.
Pour le représentant des groupes dissidents de la CMA, en
signant le présent accord, il s’agit de se retrouver entre maliens. Car selon
lui, il ne peut en être autrement. Leurs deux mouvements (CPA-CMPRII) assurent
qu’ils commenceront à partir de la signature la mise en application de l’accord
sur le terrain. Il invite ses frères du
MNLA, du HCUA et du MAA à les rejoindre très prochainement. Car un autre chemin
outre celui de la paix, n’est pas envisageable.
Après avoir expliquer les circonstances qui ont donné
naissance aux différents mouvements d’auto défenses, Me Harouna Touré, au nom de la plate forme, pense que le Mali à
travers ce accord est sur la bonne voie, celle qui offre une nouvelle chance de
vivre ensemble. Un vivre ensemble qui selon lui ne sera possible qu’avec le
courage de se pardonner les uns les autres.
Le représentant des notabilités et des légitimités
traditionnels du Nord, Badjan Ag Hamatou non moins député de Ménaka a réitéré leur adhésion et leur soutien à l’accord pour un Mali un et indivisible.
Les nombreux discours qui ont suivi, ont été pour témoigner
du soutien à l’accord et de l’appel aux réticents de la Coordination à se
joindre aux autres parties pour un Mali en paix.

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